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TERRITOIRES ET DÉMOCRATIE NUMÉRIQUE LOCALE
Christophe de SAVIGNY (Christofle de SAVIGNY)  1530-1587

« Tost ou tard, près ou loing, a le fort du faible besoing ». (1) Cette devise – qui est en fait une épigraphe – est inscrite en tête des  Tableaux accomplis de tous les arts libéraux, publiés en 1587 par  Christophe de SAVIGNY (1530-1587), humaniste de la Renaissance française. Elle introduit trois notions essentielles : les rapports de force (fort/faible), la temporalité («tost»/tard), la préfiguration de l’intérêt général moderne (le «besoing»). Elle constitue une injonction fondatrice d’un programme à la fois moral, social et politique. Elle est une manifestation de l’esprit encyclopédique, c’est-à-dire de l’enkyklios paideia (ἐγκύκλιος παιδεία), l’éducation circulaire, qui embrasse un cercle entier.

Le contexte de globalisation /mondialisation impose aux territoires et à ceux qui y vivent, risques et interdépendances. Comment une anthropologie de la citoyenneté, par ses initiatives (Open data, Accès aux documents publics locaux, Observatoire des assemblées délibérantes locales, Recherche-action, Formation citoyenne…), peut-elle s’opposer à cette imposition ?
Bernard MÉRIGOT contact@mieuxaborderlavenir.fr
Articles en ligne :
http://www.savigny-avenir.fr/offre/programmes-en-cours/a-la-recherche-de-la-democratie-locale/

http://www.savigny-avenir.fr/2012/12/10/developper-le-controle-citoyen-sur-les-collectivites-territoriales-pascal-cadieu/

NOS DOMAINES •  Gouvernances locales  •  Démocratie expérimentale   •  Démocratie participative   •  Expertise citoyenne  •  Intelligence territoriale  •  Éditorialisation numérique des territoires    •    Identités locales   •  Récits de politique publique locale (Local policy narrative).
NOTRE OBJET. •  Ouvrir l’espace public à toutes les informations publiques •  Soutenir les questionnements citoyens •  Favoriser les réponses collectives •  Contribuer à faire progresser les consensus.
NOS ACTIVITÉS. Recherche, intervention, conseil, formation, enseignement, publication… Notre groupe développe une démarche qui interroge sans relâche trois concepts : le territoire, le politique, le numérique. Pour cela, nous mobilisons  – de façon critique – différentes sciences sociales : philosophie, sociologie, histoire, anthropologie, ethnologie, sciences du politique, études du numérique, économie… – en les mettant au service de la democratia localis, la démocratie locale.
•  Quels sont les fondements qui établissent la légitimité de la démocratie locale ?
•  Quels sont les obstacles qui s’opposent  à la reconnaissance de la démocratie locale ?
•  Quels sont les moyens qui permettent l’accomplissement de la démocratie locale ?
NOTRE THÉMATIQUE. CINQ  QUESTIONS
•    Les pratiques des pouvoirs en place répondent-elles à l’idéal démocratique des territoires et de ses populations ?
•    Les évolutions territoriales peuvent-elles  être laissées dans les seules mains des responsables politiques ?
•   De quelles compétences expertes la société civile (entreprises, associations, citoyens…) dispose-t-elle pour repenser les modes de fonctionnement publics des territoires ?
•    Comment l’expertise collective (citoyenne, associative, participative, collaborative…) émerge-t-elle ? Comment est elle reconnue ?
•    Comment le numérique modifie t-il les relations entre les pouvoirs et les citoyens ?
NOS ACTIONSUn site Internethttp://www.savigny-avenir.info qui est un média numérique (ISSN : 2261-1819. Dépôt légal du numérique, BNF). Sa ligne éditoriale consiste à analyser les  rapports entre les pratiques des pouvoirs en place et l’idéal démocratique des territoires. Il comprend plus de 1 000 articles et 1 000 scans de documents et de photos.    •  Une publication numérique hebdomadaire : La Lettre de Mieux Aborder L’Avenir.  Le premier numéro a été publié le lundi 20 août 2012, le n° 176 le lundi 28 décembre 2015, le n° 228 est prévu pour le 26 décembre 2016.  •  Une recherche-action : Territoires et démocratie numérique locale lancée en 2009.  •  Un séminaire de recherche autour de thèmes annuels.  •  Des stages de formation.   Une association : Mieux Aborder l’Avenir (MALA) qui est à l’origine de la démarche du programme de recherche, d’expertise et  d’intervention.
« A my lecteur, fuyant la bonne volonté et affection singulière que nous avons toujours porté et portons de plus en plus au public. (…)  Nous te prions, bénévole lecteur, de prendre en gré notre labeur, et nous donner par ce moyen occasion de mieux faire pour l’advenir ».
Christophe de SAVIGNY,
Partition générale de tous les arts libéraux, 1587.
1. Voir sur le présent site l’article : http://www.savigny-avenir.fr/2013/11/25/lencyclopedisme-cache-t-il-un-contrat-derreur-christophe-de-savigny-et-francis-bacon/
Mention du présent article : http://www.savigny-avenir.info. ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2015

 

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Quelles sont les interactions entre usagers et guichetiers dans les administrations ? (EHESS)

La troisième Rencontre annuelle d’Ethnographie (RAE) organisée par l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) consacre un atelier aux travaux de recherche portant sur les interactions entre les usagers et les guichetiers dans les administrations. Il est intitulé « Des deux côtés du guichet. Une ethnographie politique de la rencontre administrative ».

Le terme de « guichet » est pris ici comme la métaphore d’une activité – collective et située – au cours de laquelle des groupes sociaux se rencontrent, se forment et se déforment. L’intérêt est porté particulièrement aux perceptions et aux évaluations mutuelles qui s’élaborent dans ces situations ainsi qu’ aux conséquences que ces modes d’expérience ont dans l’organisation de la rencontre administrative.

A partir de travaux de recherche en cours, l’atelier vise à réfléchir sur la démarche ethnographique autour des interactions entre usagers et guichetiers dans les administrations. Ce domaine a connu un grand dynamisme avec les travaux sur Les Métiers du public (Jeannot, Joseph, 1995), La vie au guichet (Dubois, 1999) et L’Etat au guichet (Weller, 1999). Il s’appuie sur des enquêtes mettant en pratique des postures d’observation participante afin de mettre en perspective les expériences portant sur les deux côtés du guichet.

RÉFÉRENCES
« Des deux côtés du guichet : Une ethnographie politique de la rencontre administrative ». Atelier des 3e Rencontres annuelles d’Ethnographie (RAE) organisées par l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Fondation Maison des sciences de l’Homme, 190 avenue de France, Paris, jeudi 24 octobre 2016 et vendredi 25 octobre 2016.

https://rae.hypotheses.org

L’atelier est conduit par Céline Véniat (CEMS/IMM-Tepsis), Nasiha Aboubeker (CEMS-IMM-Tepsis, EHESS/APEX) et Jean-Marc Weller (CNRS, LISIS). Intervenants :

  • Alexandra Clavé-Mercier (Université de Bordeaux, Centre Emile Durkheim): Les migrants romps au guichet: interactions entre agents et migrants au fondement d’une politique de mésentente
  • Lionel Francou (Université catholique de Louvain, CRIDIS): Etre visibles pour rassurer. Ethnographie d’une mise à disposition.
  • Pascal Martin (Université Paris 8, LabTop-Cresspa): L’individualisation de la relation entre l’agent et l’usager au guichet de l’assurance maladie
  • Marion Le Tyrant (Observatoire Hommes Milieux Littoral méditerranéen, Université Aix Marseille): « Montrez moi votre jardin, je vous dirai quel usager vous faites »: Enquêtes ethnographiques au sein du service intercommunal de démoustication de la CAVEM
École des Hautes Études en Sciences Sociales
190 avenue de France, Paris
24 novembre 2016
©  Photo CAD / BM 2016

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2016

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Concertation, conciliation, médiation. Quelles synergies ? (CNDP)

LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°223, lundi 21 novembre 2016

« On n’a pas l’habitude de faire l’histoire du débat public » remarquait Jacques ARCHIMBAUD, vice-président de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) dans sa conclusion au carrefour-débat organisé au Centre national des Arts et métiers (CNAM) organisé le mardi 8 novembre 2016. (1) Il poursuivait en relevant la «perte en ligne» qui existe entre tout ce qui se dit lors des réunions publiques sur les projets d’aménagement et ce qui en est retenu. Le paradoxe est que  les habitants,  eux, conservent la mémoire des projets successifs : ils retiennent lorsqu’une réunion « ne s’est pas bien passée », lorsque le maire ou une administration a présenté un projet qui a suscité une opposition massive. Ces réflexions sont venues clore une journée consacrée à un quadruple sujet : débat public, concertation, conciliation, médiation.

Jacques ARCHIMBAUD, vice-président de la Commission nationale du débat public, concluant le carrefour-débat Débat public, concertation, conciliation, médiation : quelles synergies ? organisé le 8 novembre 2016 au Conservatoire national des arts et métiers à Paris. A la tribune, de gauche à droite : Julie TALDIR, Philippe BARRET et Claude CHARDONNET.  ©  Photo CAD / BM 2016
Débat public, concertation, conciliation, médiation : quelles synergies ?
Carrefour-débat organisé le 8 novembre 2016 au Conservatoire national des arts et métiers à Paris.

©  Photo CAD / BM 2016

 

DOCUMENT

DÉBAT PUBLIC, CONCERTATION, CONCILIATION, MÉDIATION :
QUELLES SYNERGIES ?

Carrefour-débat du 8 novembre 2016

Contexte, objectif et enjeux
Caractérisé par de nombreuses procédures, une gouvernance partagée et une forte conflictualité, les domaines de l’environnement et de l’aménagement a fait l’objet de différents dispositifs réglementaires et institutionnels destinés à favoriser la participation, au sens large, des citoyens et des acteurs de la société civile aux décisions susceptibles de les concerner.
La conflictualité a elle-même évolué : à sa dimension « classique » de contestation et conflits d’usage autour de grands projets s’est ajoutée une dimension de remise en cause plus globale du modèle de développement et de gouvernance qui a prévalu jusque-là. Les conflits actuels sont des conflits de valeurs autant que des conflits d’intérêts.
L’importance prise ces dernières années par quelques dossiers emblématiques témoigne de la difficulté à trouver des réponses à ces situations et traduit l’ampleur des attentes et des besoins dans ce domaine. En se donnant pour objectif de renouveler le dialogue environnemental, avec notamment les dispositions de l’Ordonnance du 3 août 2016, les pouvoirs publics ont acté le besoin d’aller plus loin.
Explorer le potentiel que représentent les modes alternatifs de règlement des différends, et en particulier la médiation et la conciliation, est une piste à mettre en débat. Encore peu présents dans le champ de l’environnement en France, peuvent-ils compléter et élargir l’éventail des réponses possibles ? Et comment se distinguent-ils des pratiques qui relèvent plutôt d’une approche axée sur la démocratie participative : le débat public et la concertation ?
  • Le débat public vise à permettre aux citoyens d’exprimer en opportunité leurs points de vue sur une politique, un projet, un programme ou un sujet d’intérêt public, dans un souci d’inclusivité et d’égalité d’accès à la délibération publique. Il s’est institutionnalisé en France avec la création de la CNDP. Centré sur l’objectif de garantir les conditions d’une authentique participation au débat des citoyens et acteurs de la société civile, dans toute leur diversité (accès à l’information, expression de tous les acteurs et intérêts, y compris les plus « faibles », etc.), le débat public est désormais ancré dans le paysage français de la démocratie participative.
  • La concertation est plus diverse dans ses acceptions et ses représentations, entre une définition large englobant l’ensemble des pratiques participatives, et une définition plus étroite, centrée sur les dispositifs permettant une véritable co-construction entre les acteurs. Sous ses différentes formes, elle s’est développée au niveau des projets de territoires depuis les années 1990, selon des degrés d’institutionnalisation et des méthodologies variables selon les domaines (eau, espaces naturels, etc). La réglementation prévoit ainsi de plus en plus souvent une concertation en amont de décisions publiques locales. La toute récente Ordonnance du 3 août 2016 va conduire à généraliser les « concertations garanties », menées par les maîtres d’ouvrage selon un dispositif défini par la CNDP et faisant intervenir un « tiers-garant ». De nombreuses concertations territoriales sont par ailleurs lancées en dehors de toute prescription réglementaire.
Ces approches se sont développées parallèlement à l’émergence d’initiatives visant à proposer des modes « alternatifs » de résolution des conflits, en réponse à un certain nombre d’aspirations et de besoins nouveaux, entraînés notamment par l’affaiblissement des différentes structures traditionnelles de régulation. La médiation et à la conciliation désignent un processus dans lequel des parties conviennent d’avoir recours à un tiers, neutre et indépendant, pour les aider à trouver une solution à leur conflit. Dans la réflexion engagée ici, il a été convenu d’utiliser le terme de médiation pour désigner ces deux pratiques, la différence entre médiation et conciliation tenant pour l’essentiel à la place plus ou moins active du tiers dans la recherche de solutions. Cette définition se distingue de la médiation institutionnelle, mieux connue en France depuis la création du Médiateur de la République et, plus récemment, la mise en place de médiateurs chargés par leur institution de trouver des solutions amiables aux réclamations des usagers ou des clients.
Si ces pratiques faisant appel à un tiers neutre et indépendant sont encore peu développées dans le champ de l’environnement, elles ne sont pas sans rapport avec certaines approches de démocratie participative, qui mobilisent un « tiers », comme une Commission Particulière dans un débat public ou un garant dans une concertation. Il en résulte que les pratiques de médiation et les pratiques de débat se rencontrent, se croisent ou, selon les cas, cheminent de façon parallèle. Les professionnels du débat se forment à la médiation et des médiateurs participent à des processus de concertation. La question de leurs complémentarités et de leurs spécificités se trouve donc interrogée en permanence et traduit un besoin d’éclaircissement de leurs objets communs et respectifs. Dans un contexte d’élargissement du « marché de la participation », cette clarification permettrait notamment d’encourager le développement d’une offre de compétences adaptées aux moments, aux objets et aux territoires concernés par des conflits.
L’enjeu de cette réflexion, initiée par la CNDP, est de questionner l’adéquation de ces différentes pratiques aux différents types de situation, objets et territoires concernés par des conflits, et d’explorer leurs apports respectifs et réciproques. Dans quelle mesure les pratiques de médiation et de conciliation peuvent-elles enrichir et compléter les pratiques de débat public et de concertation ? Comment assurer une plus grande synergie et une complémentarité entre ces différentes approches, tout en conservant leurs spécificités ? Quels sont les liens entre les postures et les rôles de garant, de médiateur, d’animateur de concertations ?
Ces questions sont parmi celles que vise à explorer ce Carrefour-débat, dans un contexte de modernisation du droit à la participation et du dialogue environnemental et de l’élargissement des missions et des activités de la CNDP. Elles seront mises en débat à partir de quelques axes de réflexion issus des travaux de deux ateliers préparatoires.
Travaux préparatoires
Un groupe de travail d’une trentaine de personnes a été constitué pour alimenter la réflexion préalable à ce Carrefour-débat. Il associe des chercheurs et des praticiens de la participation et de la médiation, des maîtres d’ouvrages, des représentants de la société civile et des institutions publiques nationales et locales impliquées dans ces sujets. Il s’est réuni en atelier à deux reprises, les 9 juin et le 11 octobre 2016.
Une équipe de cinq médiateurs issus de Médiations Plurielles a appuyé la CNDP dans ce processus.
En amont des ateliers, des entretiens individuels ont été conduits avec chacun des membres du groupe. Ils ont permis de nourrir la réflexion préalable et de clarifier les attentes et les propositions de chacun.
Un rapide recensement de ce qui constitue pour le groupe de travail les causes essentielles de la conflictualité environnementale a ainsi pu être réalisé. Parmi ces causes : une prise en compte trop tardive des préoccupations des acteurs locaux ; l’impression de ces derniers de ne pas avoir été entendus ; un sentiment que les intérêts en cause sont trop inégaux ; des dispositifs de concertation conçus sur des projets, au détriment d’une approche plus globale par territoire ; une durée de processus souvent très longue, avec des moments « forts » de concertation entrecoupés de périodes « vides », altérant la dynamique de concertation et la confiance entre des acteurs qui se renouvellent au cours du processus ; une culture et des compétences de dialogue souvent insuffisantes parmi les acteurs impliqués dans les démarches de concertation.
Ces entretiens ont permis aussi de recenser quelles étaient, pour les membres du groupe de travail, les
forces et les faiblesses des différents processus de concertation et de débat : si l’institutionnalisation du débat public est considérée par beaucoup comme un acquis précieux pour la démocratie participative, certains regrettent que les pratiques du débat se résument trop à une confrontation entre postures et positions et ne favorisent pas suffisamment l’écoute, l’échange, le dialogue, et la compréhension mutuelle. Les dispositifs de concertation sont, eux, jugés souvent insuffisamment pris en compte dans le processus de décision. Beaucoup regrettent des concertations qui se juxtaposent parfois dans le temps et dans l’espace, sans cohérence d’ensemble, et soulignent la discontinuité du processus dans le temps.
S’agissant de la médiation, ces entretiens confirment qu’elle est encore mal connue, voire méconnue.
Pour certains notamment, elle risque, en remettant en cause les modes de confrontation habituels, de détourner le processus vers un rapport de forces entre acteurs au détriment de la participation du public et des acteurs les plus faibles. Son potentiel dans le domaine de l’environnement est cependant reconnu, en réponse à la difficulté actuelle à répondre aux attentes de la société civile comme à celles des maîtres d’ouvrage.
Le premier atelier, réuni le 9 juin 2016, s’est attaché en priorité à clarifier les objectifs, les spécificités et les synergies possibles entre débat public et médiation d’une part, et entre médiation et concertation garantie d’autre part.
Le débat public et la médiation ont des finalités différentes et reposent donc sur des dispositifs bien différenciés. Les pratiques et les compétences de médiation peuvent cependant contribuer à développer davantage de dialogue et d’« humanité » dans le débat public, et ont leur place en amont et en aval du débat.
Dans le cadre de concertations garanties, la place de la médiation diffère selon qu’on s’attache au processus, aux pratiques ou aux compétences en médiation. A été évoquée en particulier la question des « phases» de la concertation qui peuvent conduire à proposer une médiation. La question des rôles respectifs du garant et du médiateur dans ces situations a été débattue, esquissant une première orientation vers une formation des garants à la médiation mais sans dégager de propositions consensuelles à ce stade.
Le second atelier, réuni le 11 octobre 2016, s’est attaché à mieux appréhender, en partant de quatre cas concrets de débat public ou de concertation, à quels moments, dans quel cadre et à quelles conditions un processus ou des compétences spécifiques de médiation auraient pu être mobilisées. Différentes questions ont émergé :
  • Faut-il et comment surmonter la tentation pour les différents acteurs d’éviter le conflit ?
  • Quelle place pour un processus moins axé sur les positions et plus proche des besoins des acteurs dans un contexte où ils peuvent craindre que leurs propos soient instrumentalisés ou utilisés dans des procédures administratives (DUP) ou contentieuses ?
  • De manière plus générale, comment la médiation peut-elle irriguer le débat public et la concertation, leur apporter plus de souplesse notamment ?
Chercher à répondre à ces questions conduit à s’intéresser aux différentes formes d’ « hybridation » ou d’interaction : selon les uns ou les autres, la médiation peut être, au regard des processus de débat public et de concertation, un temps particulier, une alternative, ou une source d’inspiration.
Cette initiative est organisée par la CNDP (Commission nationale du débat public), le Cnam (Cnam Développement) et Médiations Plurielles (association des médiateurs formés au Cnam), en association avec l’Institut de la concertation, le GIS démocratie et participation et Décider ensemble.
Membres du groupe de travail qui ont participé à l’un et/ou l’autre des deux ateliers :
  • Chercheurs et universitaires : Sophie Allain, Jean Pierre Bonafé-Schmitt, Karim Berthomé, Jean-Marc Dziedzicki, Jean Michel Fourniau, Jacques Salzer, Arnaud Stimec.
  • Praticiens : Etienne Ballan (spécialiste concertation), Philippe Barret (médiateur), Christophe Beurois (spécialiste concertation), Paul Carriot (garant), Pierre Yves Guihéneuf (médiateur), Michel Gaillard (garant), Emmanuel Gradt (médiateur), Jean-Louis Laure (garant), Pierre-Gérard Merlette (garant), Jean-Paul Puyfaucher (commissaire-enquêteur, garant), Dominique Simon (médiatrice), Laure Veirier (médiatrice), Aline Guérin (médiatrice, Institut de la Concertation)
  • Elus et collectivités : Pascale Ceron (Arene Île-de-France), Damien Mouchague (Communauté urbaine de Bordeaux) ainsi que Luc Picot (directeur de Décider Ensemble).
  • Maîtres d’ouvrage : Julie Taldir et Meven Bouvet (SNCF Réseau), Brigitte Fargevieille (EDF), Jean- Louis Carlier (RTE), Alain Monteil (VNF).
  • Société civile : Monique Sené (ANCCLI), Marylise Léon et Barbara Serrano (CFDT), Michel Dubromel (FNE).
  • Institutions : CNDP (Christian Leyrit, président, Jacques Archimbaud et Ilaria Casillo, viceprésidents)
  • MEEM (Marie Christine Bagnati, service de la Recherche, Joana Janiw, CGDD).
Isabelle Boutefoy, Catherine Garreta, Stéphanie Joumard, François Poux et Thierry Renaud, médiateurs, étaient chargés par Médiations Plurielles d’appuyer la CNDP pour la préparation et l’organisation de cette initiative. Ont également apporté leur concours : Françoise Lavarde, Alexandra Moreau, Stéphanie Antoine
RÉFÉRENCE
COMMISSION NATIONALE DU DÉBAT PUBLIC (CNDP), CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS (CNAM),
MÉDIATIONS PLURIELLES, « Débat public, concertation, conciliation, médiation : quelles synergies ? », Carrefour-débat du 8 novembre 2016, 4 p. (Document préparatoire)
Conservatoire national des Arts et métiers (CNAM)
292, rue Saint-Martin, Paris
©  Photo CAD / BM 2016

RÉFÉRENCES

1. « Débat public, concertation, conciliation, médiation : quelles synergies ? », Carrefour-débat organisé le 8 novembre 2016.

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°223, lundi 21 novembre 2016

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2016

 

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Patrick Ollier inaugure le nouveau siège de la Métropole du Grand Paris (MGP), avenue Pierre-Mendès-France à Paris

L’inauguration des nouveaux locaux de la Métropole du Grand Paris (MGP) le vendredi 18 novembre 2016 n’est pas un événement dépourvu d’intérêt (1). La localisation matérielle d’une collectivité territoriale est une des conditions pour qu’elle existe au regard de la démocratie dans l’espace public. Les dispositifs numériques (sites Internet, réseaux sociaux…) ne peuvent être que des accompagnements et des prolongements des institutions physiques. Ils ne suffisent pas à les constituer en tant qu’objets réels. Le citoyen a besoin de savoir quels sont les lieux où s’exercent les pouvoirs exécutifs, de connaître leur adresse géographique, de voir les bureaux où travaillent ses représentants et ses responsables, de pouvoir assister aux réunions publiques de leurs assemblées délibérantes.

Patrick OLLIER, président de la Métropole du Grand Paris (MGP) inaugure le nouveau siège,
15 avenue Pierre Mendès-France, Paris 13e le 17 novembre 2016.

©  Photo CAD / BM 2016

Patrick Ollier a fait un compte rendu de la gouvernance de l’institution qu’il préside depuis sa création en janvier 2016. Partant du constat que les 209 membres du conseil métropolitain appartenaient politiquement à la droite et au centre, il a déclaré « Nous avons décidé de laisser la politique au vestiaire » en faisant l’éloge du fonctionnement partagé instauré entre ses différentes appartenances (Les Républicains, UDI, Parti Socialiste, Écologistes…).

RÉFÉRENCES
1. Métropole du Grand Paris, 15 avenue Pierre Mendès-France, Paris 13e.

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2016

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Nuisances aériennes subies par les riverains de l’aéroport d’Orly. Approche anthropologique de l’inégalité des territoires

LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°222, lundi 14 novembre 2016

« Comment rendre acceptables des nuisances inacceptables ? » Cette question résume la tâche des gestionnaires de l’aéroport d’Orly, à savoir Paris-Aéroport / Groupe Aéroport de Paris (ADP) et son administration de tutelle, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) du ministère des Transports.

Avion survolant une maison à Villeneuve-le-Roi
avant d’atterrir à l’aéroport d’Orly

Paysages urbains d’Ile-de-France, 2e semaine des patrimoines d’Ile-de-France,
14-20 septembre 2013, Conseil régional d’Ile-de-France, p. 5.
Photo de Stéphane Asseline
Service patrimoines et inventaire de la Région Ile-de-France

Gérer un aéroport qui accueille un nombre croissant de passagers, et un nombre croissant de vols a pour conséquence d’augmenter sans cesse les nuisances, qu’elles soient sonores, ou qu’elles concernent la pollution de l’air, ou les encombrements routiers…) causées aux riverains : nuisances permanentes et nuisances temporaires, nuisances de proximité immédiate et nuisances distantes, nuisances ponctuelles et nuisances continues.

Tout habitant survolé par des avions a été, est ou sera atteint dans sa qualité de vie.

RÉFÉRENCES

Articles en ligne sur le site http://portes-essonne-environnement.fr

·       Aéroport d’Orly. Chronique des travaux 2016 (5) : la fin des nuisances pour la vallée de l’Orge annoncée ce lundi 5 septembre ?

·       Aéroport d’Orly. Chronique des travaux 2016 (4) : le vrai bilan des nuisances aériennes (18 juillet – 28 août 2016)

·       Aéroport d’Orly. Chronique des travaux 2016 (3) : la DGAC confirme l’augmentation incessante du niveau des nuisances subies par les riverains

·       Aéroport d’Orly. Chronique des travaux 2016 (2) : nuisances aériennes, ce qu’ADP (Paris Aéroport) cache aux riverains

·       Aéroport d’Orly. Chronique des travaux 2016 : tous les riverains sont des victimes potentielles

Avion survolant la voie SNCF RER C à Savigny-sur-Orge (Essonne)
avant d’atterrir à l’aéroport d’Orly
le 19 juillet 2016 à 16 : 18
©  Photo CAD / BM 2016

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°222, lundi 14 novembre 2016

Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2016

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Il faut renforcer le pouvoir des citoyens sur la décision publique. Manifeste de l’Institut de la concertation (IDC)

LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°221, lundi 7 novembre 2016

L’Institut de la concertation organise le 10 novembre 2016 sa 3e journée d’études annuelle. (1) Elle comprend notamment la présentation de son nouveau manifeste « Nous acteurs de la concertation ». Nous nous sommes entretenu avec Bernard MÉRIGOT, membre de l’Institut de la concertation, qui fait partie des 14 premiers signataires de ce manifeste (2).

ADMIRATEURS ET DÉTRACTEURS
DE LA CONCERTATION

Quelle analyse peut-on faire des phénomènes de participation citoyenne actuels ?
Bernard MÉRIGOT.
Il existe une double contradiction qui traverse les phénomènes participatifs. Elle est connue et fait l’objet des recherches du Groupe d’intérêt scientifique (GIS) Participation du public, décision, démocratie participative. (3) Après plus d’une trentaine d’années (1985- 2015), marquées par une réinvention moderne des pratiques de concertation, de participation… et  leur institutionnalisation, celles-ci se retrouvent sous le feu des critiques, à la fois par ses détracteurs qui en dénoncent les excès, et par ses partisans qui en déplorent les limites.

« Nous, acteurs de la concertation et de la participation citoyenne… »
Manifeste de l’Institut de la concertation (IDC), février 2015, p. 1
Voir note n°2
« Nous, acteurs de la concertation et de la participation citoyenne… »
Manifeste de l’Institut de la concertation (IDC), février 2015.
Liste des quatorze premiers signataires :
Lucie Anizon
(salariée associative), Etienne Ballan (enseignant et salarié associatif), Christophe Beurois (consultant), Loïc Blondiaux (chercheur), Hélène Cauchoix (salariée associative), Judith Ferrando (consultante), Aline Guérin (fonctionnaire territorial), Pierre-Yves Guihéneuf (consultant), Pascal Jarry (fonctionnaire territorial), Laurence Monnoyer-Smith (enseignante et Vice-présidente de la CNDP), Bertrand Paris (consultant et militant associatif), Gilles-Laurent Rayssac (consultant) Bernard Mérigot (rédacteur en chef), Pierre Zémor (haut fonctionnaire, ancien consultant et élu territorial)

AVANCÉES ET RECULS
DE LA CONCERTATION
CITOYENNE

Comment caractériser la situation de la concertation citoyenne concernant les politiques publiques locales ?
Bernard MÉRIGOT.
Il y a deux phénomènes. Le premier est un phénomène de surface que la communication institutionnelle impose de façon manifeste et visible : il doit être analysé et décodé. Le second est un mouvement de fond qui, pour être perceptible, doit être révélé par la vigilance, l’alerte et l’action citoyenne.

1. En matière de concertation citoyenne de surface, il existe des avancées indéniables. D’abord, pour tout ce qui concerne les dispositions obligatoires prévues par les textes en vigueur comme les grands projets nationaux, ainsi que les projets locaux, qui bénéficient de dispositifs qui sont appliqués. Par exemple par la Commission nationale du débat public (CNDP) ou par les enquêtes publiques qui permettent aux citoyens d’avoir connaissance de dossiers concernant des projets avant qu’ils soient réalisés, de poser des questions et d’obtenir des réponses. D’autre part, pour tout ce qui relève des dispositifs non-obligatoires, on voit des collectivités mettre en place des dispositifs de co-élaboration des décisions en matière de budget participatif, de choix entre plusieurs scénarios d’aménagement, d’appel à projets… Volontairement, des élus et des administrations proposent des instances de concertation.

2. Mais il y a des difficultés et des reculs. D’abord toutes les dispositions obligatoires sont loin d’être appliquées. Combien de projets sont encore conduits dans le secret, au motif que les pouvoirs exécutifs en place considèrent, une fois qu’ils sont élus, qu’ils sont les détenteurs exclusifs de la légitimité politique représentant l’intérêt général.
Ils réfutent toute question qui vient à l’encontre de leurs projets (d’aménagement, de construction, d’urbanisme…), que celle-ci vienne :

  • 1. des citoyens : par ce qu’ils défendent des intérêts particuliers,
  • 2. des associations militantes : par ce qu’elles sont dans une posture d’opposition systématique,
  • 3. des élus minoritaires : par ce qu’ils sont inspirés par des intentions politiques visant à renverser l’exécutif en place.

EN FINIR AVEC LA CULTURE DU SECRET

C’est ainsi que l’on assiste à d’innombrables refus opposés – au mépris de la loi, des textes en vigueur et des avis de la CADA – aux demandes de communications de documents publics. Le citoyen, tout comme le militant, découvre qu’il vit dans un régime qui essaie très souvent à faire passer ses décisions dans le secret. En tout ou en partie, et en mettant tout le monde devant le fait accompli, ou bien cachant telle ou telle disposition en l’ « habillant » par une communication institutionnelle. En surtout en retardant au maximum l’accès aux documents publics. Voire en l’empêchant.

Pour aller d’un point à un autre, je passe par où ?
La concertation citoyenne est un réseau complexe fondé sur le principe des entrelacs et des labyrinthes.
©  Photo CAD / BM 2016

TENDANCE GÉNÉRALE DES POUVOIRS EN PLACE :
UNE MÉFIANCE GÉNÉRALISÉE

À L’ÉGARD DES CITOYENS ?

Il existe un jeu de la part de certains élus, de certaines administrations, de certains services publics… de retarder la communication dinformations publiques sur des projets, ou d’en travestir le contenu, Outre que c’est est dangereux, cela met en péril la reconnaissance que les citoyens ont à l’égard de la démocratie dans laquelle ils vivent.

Un exemple concernant les rapports des commissaires enquêteurs. On sait que ces derniers sont nommés par les présidents des tribunaux administratifs. Les préfets, dans leurs arrêtés mentionnent que les rapports qui sont adressés aux maires et aux présidents d’intercommunalité sont « communicables sans délais ». Et bien pour des enquêtes importantes, comme celles des plans locaux d’urbanisme, des maires et leur administration communale persistent à refuser de communiquer « sans délai » – sous format papier ou sous format numérique – les rapports publics en leur possession. Ils veulent continuer à vivre dans un monde fondé sur la décision solitaire de ce qui est jugé, par eux, comme étant bon pour la collectivité.

En fait, ils sont inquiets de devoir présenter de façon précise, détaillée et documentée, leurs projets, d’écouter les questions posées par les riverains et par les usagers, d’y répondre et de justifier leurs choix.

Qui tire le plus fort la corde ? Les pouvoirs politiques ou les citoyens ?
Atelier organisé dans le cadre de Fête de la science 2016
à l’Université Paris Diderot, Paris
Photo CAD / BM 2016

OBSTACLES ET INSTRUMENTALISATIONS ?

Il existe une double contradiction qui traverse les opinions relatives à la démocratie participative.

  • d’une part, la critique d’un excès d’exigences normatives, le « droit à la participation » constitutionnalisé avec la Charte de l’environnement est présenté comme un obstacle à la croissance et au développement,
  • d’autre part, les espoirs déçus des dispositifs institués alimentent les critiques d’une instrumentalisation de la participation au service des pouvoirs et aux dépens de résultats significatifs dans les secteurs d’action publique concernés.

UNE REMISE EN CAUSE DE LA DÉMOCRATIE

La démocratie participative et la concertation citoyenne sont des révélateurs de la crise de la démocratie ?
Bernard MÉRIGOT.
Il y a un paradoxe qui apparaît dès que l’on considère la triple nature de la démocratie. Celle-ci est à la fois :

  • un régime de représentation politique,
  • un système d’institutions publiques qui assure la cohésion de la société,
  • un ensemble de formes de vie collective, de manières d’être au monde et de vivre ensemble fondées sur le respect de l’égalité.

Lorsque la démocratie s’incarne dans un régime politique qui se réduit à n’être qu’un système électoral, la défiance citoyenne mine les institutions politiques. En revanche, lorsqu’elle consiste à faire société, en expérimentant de nouvelles formes politiques et économiques, en s’emparant des nouvelles technologies pour renouveler l’expérience de la citoyenneté et à inventer les pratiques du commun, elle renforce le sentiment d’appartenance à un régime démocratique.

Il est urgent de passer d’un pouvoir politique qui avait l’habitude d’imposer ses choix à un pouvoir politique qui accepte de débattre avant d’agir. C’est la meilleure prévention pour empêcher les errances citoyennes de non-reconnaissance à l’égard de la démocratie, foyer de toutes les radicalisations possibles.

 DOCUMENT

Nous, acteurs de la concertation et de la participation citoyenne…
Manifeste de l’Institut de la Concertation

Février 2015

Nous, acteurs de la concertation et de la participation citoyenne, membres de l’Institut de la Concertation, sommes convaincus :
• Que la participation, sous toutes ses formes et par tous ses canaux, est un pilier de notre démocratie.
• Que le pouvoir des citoyens sur la décision publique doit être renforcé, notamment par le biais de dispositifs ambitieux de concertation publique et de dialogue entre les parties prenantes.
• Que cet effort est nécessaire pour améliorer la qualité de l’action publique, favoriser l’appropriation des projets sur le long terme et pour renforcer la cohésion de notre société.
Nous, acteurs engagés dans l’élaboration et la mise en oeuvre de processus de concertation et de participation citoyenne, constatons le développement de nouvelles pratiques et l’émergence de nouveaux métiers. Nous nous sommes regroupés pour interroger et accompagner ces évolutions : l’Institut de la Concertation est l’espace d’émergence d’une communauté d’acteurs divers et complémentaires au service de la démocratie et de la qualité des projets. Cela nous engage, en particulier, à évaluer et accompagner la recherche sur les processus de concertation et de participation citoyenne.
L’Institut de la Concertation est indépendant. Il constitue le lieu d’une parole libre qui n’engage pas nos institutions et organismes respectifs. Nos débats sont animés par une exigence d’ouverture et de bienveillance ; les concurrences possibles entre nous n’entravent pas nos discussions.
Nos actions consistent à :
• Échanger sur les pratiques, sur leurs fondements théoriques et méthodologiques, sur leurs modes d’évaluation et sur les principes éthiques qui les guident ;
• Améliorer leur visibilité aux yeux des décideurs publics et notamment des collectivités territoriales, des entreprises et du grand public ;
• Créer et animer des espaces de confrontation productifs entre chercheurs, praticiens, acteurs, élus et citoyens, sur les thématiques et enjeux qui émergent au sein des pratiques participatives ;
• Permettre un large accès aux informations, aux initiatives et aux formations sur la concertation et la participation ;
• Interroger les acteurs publics sur les modalités de développement et d’appui à la participation et à la concertation ;
L’Institut de la Concertation contribue ainsi aux débats qui animent la société sur l’évolution et la refondation de notre démocratie.
Rédacteurs et premiers signataires du Manifeste de l’Institut de la Concertation, membres du Conseil d’Administration des Amis de l’Institut de la Concertation
Lucie Anizon (salariée associative)
Etienne Ballan (enseignant et salarié associatif)
Christophe Beurois (consultant)
Loïc Blondiaux (chercheur)
Hélène Cauchoix (salariée associative)
Judith Ferrando (consultante)
Aline Guérin (fonctionnaire territorial)
Pierre-Yves Guihéneuf (consultant)
Pascal Jarry (fonctionnaire territorial)
Laurence Monnoyer-Smith (enseignante et Vice-présidente de la CNDP)
Bertrand Paris (consultant et militant associatif)
Gilles-Laurent Rayssac (consultant)
Signataires
Bernard Mérigot (rédacteur en chef)
Pierre Zémor (haut fonctionnaire, ancien consultant et élu territorial)
Paris, Février 2015

RÉFÉRENCES

1. GROUPE D’INTÉRÊT SCIENTIFIQUE (GIS) Participation du public, décision, démocratie participative, « Les expérimentations démocratiques aujourd’hui : convergences, fragmentations, portées politiques, http://www.participation-et-democratie.fr/fr/node/2150/

2. INSTITUT DE LA CONCERTATION, « Manifeste de l’Institut de la concertation », février 2015, 2 p. http://institutdelaconcertation.org

3. INSTITUT DE LA CONCERTATION, « Présentation du nouveau manifeste de l’Institut de la concertation », 2e Journée de l’Institut de la concertation (IDC), L’Entrepôt, 7 rue Francis de Pressensé, Paris 14ehttp://institutdelaconcertation.org

  • Quelle est l’actualité de la concertation et la participation ?
    Climat pré-électoral et campagnes pour les primaires avant les élections de mai 2017, Évolutions réglementaires récentes en matière de dialogue environnemental,
    Enthousiasme grandissant pour les «civictech» et leurs incidences sur la vie démocratique, Retours deux ans après la mise en place obligatoire des conseils citoyens dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville…
  • Quels sont les impacts sur la participation des citoyens ? Débat en présence d’intervenants français et européens qui analyseront la situation de la France à l’aune de ce qui se passe ailleurs.
  • Regards d’ailleurs. Table ronde avec Loïc Blondiaux, professeur au Département de Sciences Politiques de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne; Giovanni Allegretti, chercheur au Center for Social Studies de l’Université de Coimbra (Portugal), membre de l’Autorité régionale de garantie et promotion de la participation et du débat public de Toscane (Italie) ; Jan de Kezel, fondateur de l’agence Createlli (Belgique).

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°221, lundi 7 novembre 2016

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2016

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Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Le centenaire de Thérèse Kleindienst (1916-2016)

LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°220, lundi 31 octobre 2016

Mercredi 26 octobre 2016, François BLANCHET, maire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, accompagné de Josette ALABERT, adjointe au maire, et de Nicole BOULINEAU, conseillère municipale déléguée, est venu à la Maison de Retraite de Givrand pour féliciter Thérèse KLEINDIENST qui fêtait sont 100e anniversaire. C’est l’occasion de rappeler le rôle moteur qu’elle a joué notamment en faveur de la pédagogie de «l’esprit du patrimoine», de la défense concrète du cadre de vie, et des recherches en histoire locale en Vendée.

Thérèse KLEINDIENST
100e anniversaire
, 26 octobre 2016
Photo publiée sur le site  http://saint-gilles-croix-de-vie.fr

LES CONFÉRENCES DES AMIS DE SAINT-GILLES-CROIX-DE-VIE
1988-1991

Saint-Gilles-Croix-de-Vie a été le siège d’un important programme de conférences, de publications et de recherches durant les années 1988-1991. La « Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie » et le « Groupe de Recherches sur la Marais Breton vendéen » ont organisé un total de plus de trente conférences publiques qui se sont déroulées à Saint-Gilles, salle Hippolyte Chauvière, d’abord au rez-de-chaussée, puis ensuite salle de la Paix, au premier étage.

Les travaux initiés par Bernard LERAT, Thérèse KLEINDIENST et Bernard MÉRIGOT ont rassemblé des conférenciers prestigieux, auteurs de livres et d’articles. C’est ainsi qu’ont été accueillis Roger DUPUIS (sur les Guerres de Vendée), Yves DURAND (sur l’histoire des « pays » au XVIIIe et au XIXe siècles),  Jacques DUPÂQUIER (sur le bilan démographique des Guerres de Vendée), Loïc du ROSTU (sur l’histoire maritime), l’abbé BLAIZEAU (sur les protestants, sur la Bretagne celtique et chrétienne, sur les Chevaliers de Malte, sur le Père LEBRET et Économie et humanisme…), l’abbé Louis BLANCHET (sur les polders de Noirmoutier), Bernard MÉRIGOT (sur les écrivains régionalistes, sur Jean YOLE, sur Ferdinand DUVIARD, sur Marc ELDER, sur la participation de la Vendée au Centre régional lors de l’Exposition de 1937), etc.

Les conférences de la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
et du Groupe de Recherche sur le Marais Breton vendéen
Année 1989
Archives du Groupe de Recherche sur le Marais Breton vendéen / CAD

On lira les programmes des quatre années (1988, 1989, 1990, 1991) des trente conférences organisées par l’association Les Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie dans l’article :

http://www.savigny-avenir.fr/1992/03/15/vendee-histoire-ethnologie-anthropologie-conferences-publications-et-recherches-de-lassociation-des-amis-de-saint-gilles-croix-de-vie-et-du-groupe-de-recherche-sur-le-marais-breton-vende/

http://www.savigny-avenir.fr/wp-content/uploads/2014/07/LERAT-KLEINDIENST-Def.jpg

Bernard LERAT, président des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie,
Thérèse KLEINDIENST, secrétaire générale des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie

22 juillet 1989
Salle Hippolyte Chauvière, Saint-Gilles-Croix-de-Vie
©   Photo Groupe de Recherche sur le Marais Breton vendéen /CAD / BM 1989

DOCUMENTS N°1

HOMMAGE POUR LES 100 ANS DE THÉRÈSE KLEINDIENST

« Mercredi, jour de son 100e anniversaire, le maire François Blanchet a tenu à féliciter Thérèse KLEINDIENST. Accompagné de deux élues, Josette ALABERT, adjointe au maire, et de Nicole BOULINEAU, conseillère municipale déléguée, il lui a rendu visite à la maison de retraite de Givrand.
Née le 25 octobre 1916, Thérèse KLEINDIENST a fait ses études à l’école des Chartes. Elle est ensuite entrée à la Bibliothèque nationale à Paris, où elle a connu une brillante carrière, demeurant quarante deux ans au poste de secrétaire générale, puis de conservateur.
Reconnue pour ses travaux de recherche, elle a été décorée de l’insigne de chevalier de la légion d’honneur en 1961, puis élevée au rang d’officier de la légion d’honneur en 1973. Elle est une figure emblématique de la ville de Saint-Gilles-Croix-de-Vie dont elle fut un membre actif de la bibliothèque.
On retiendra également qu’elle est la fille du colonel Joseph KLEINDIENST qui fut maire de Saint-Gille-sur-Vie de 1956 à 1959 en remplacement d’Armand GARREAU. »
RÉFÉRENCE
« Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Hommage pour les 100 ans de Thérèse Kleindienst », Ouest-France (Édition Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Saint-Jean-de-Monts, Noirmoutier), 27 octobre 2016.
Hommage pour les 100 ans de Thérèse Kleindienst
Ouest-France, 27 octobre 2016

DOCUMENT N°2

HOMMAGE POUR LE CENTENAIRE
DE MADEMOISELLE THÉRÈSE KLEINDIENST

François Blanchet, Maire de Saint Gilles Croix de Vie, accompagné de deux élues (Josette Alabert et Nicole Boulineau), a tenu à célébrer les cent ans de Thérèse Kleindienst en séjour à la Maison de Retraite de Givrand.
Après des études à l’École des Chartes, elle entame une brillante carrière au sein de la Bibliothèque Nationale de Paris où elle exerce le poste de Secrétaire Général, puis de Conservateur. Elle a voué sa vie à la maison de la rue de Richelieu avec une énergie sans faille.
Pendant 42 ans, elle s’est consacrée particulièrement à l’administration des bibliothèques, au rôle de la Bibliothèque Nationale et à la conservation des collections. Elle a contribué à la décentralisation et à l’informatisation dans une période de pleine mutation.
En rapport avec ses activités, elle a publié nombre d’articles sur la transformation profonde de la Bibliothèque Nationale de Paris, ce qui lui a valu d’être reconnue et de recevoir l’insigne de Chevalier de la Légion d’honneur en 1961, puis d’être élevée au rang d’Officier de la Légion d’honneur en 1973.
Mademoiselle Kleindienst est une figure emblématique de la ville de Saint Gilles Croix de Vie où elle fut membre active de la bibliothèque, tout en continuant son travail de recherches historiques.
Soulignons que le Colonel Joseph Kleindienst, son père, Officier supérieur en retraite, a été Maire de Saint Gilles sur Vie de 1956 à 1959. Il assura un court mandat en remplacement d’Armand Garreau.
RÉFÉRENCE
Hommage pour le centenaire de Mademoiselle Thérèse Kleindienst

http://www.saintgillescroixdevie.fr/Modules/Actualites/Hommage-pour-le-centenaire-de-Mademoiselle-Therese-Kleindienst

Le centenaire de Thérèse KLEINDIENST (1916-2016)
Site officiel de la mairie de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée)

http://saint-gilles-croix-de-vie.fr

29 octobre 2016

 

Le colonel Joseph KLEINDIENST (1889-1970) a exercé plusieurs mandats locaux dans la commune de Saint-Gilles : conseiller municipal, 1er adjoint, puis maire (de janvier 1956 à mars 1959).

  Joseph KLEINDIENST
1889-1970

Maire de Saint-Gilles
Extrait de Le Pays nantais et la Vendée
(Jean Yole, Dr Doussain, André Binet et al), 1951, p. 97
Archives départementales de la Vendée
BIB 3875

Les conférences
de la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
(1988-1991)

Les travaux initiés, par Bernard LERAT, Thérèse KLEINDIENST et Bernard MÉRIGOT ont rassemblé des conférenciers prestigieux, auteurs de livres et d’articles. C’est ainsi qu’ont été accueillis Roger DUPUIS (sur les guerres de Vendée), Yves DURAND (sur l’histoire des « pays » au XVIIIe et au XIXe siècle),  Jacques DUPÂQUIER (sur le bilan démographique des Guerres de Vendée), Loïc du ROSTU (sur l’histoire maritime), l’abbé BLAIZEAU (sur les protestants, sur la Bretagne celtique et chrétienne, sur les Chevaliers de Malte, sur le Père LEBRET et Économie et humanisme…), l’abbé Louis BLANCHET (sur les polders de Noirmoutier), Bernard MÉRIGOT (sur les écrivains régionalistes Jean YOLE, sur Ferdinand DUVIARD, sur Marc ELDER, sur la participation de la Vendée au Centre régional lors de l’Exposition de 1937) …
On lira ci-dessous les programmes de ces quatre années :
•   1988
•   1989
•   1990
•   1991
Centre Hyppolyte Chauvière
Saint-Gilles-Croix-de-Vie
©  Photo CAD / GRMBV /BM 2016
Année 1988
Les conférences de la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. 1988
Salle Hippolyte Chauvière, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 21 heures. Entrée gratuite
  • Mercredi 29 juin 1988. Des chefs-d’œuvre de la reliure IXe-XVIe siècles. Velours, soi, orfèvrerie, émail, ivoires, cuirs et « fanfares », par Thérèse KLEINDIENST
  • Jeudi 7 juillet 1988. La Famille Jacobsen et les polders de Noirmoutier. De l’ancêtre corsaire aux « prises de terre », par l’Abbé BLANCHET
  • Vendredi 22 juillet 1988. Apremont, ses illustrations et ses charmes, par Jean-Denis TURPIN, maire d’Apremont
  • Jeudi 28 juillet 1988. Les évènements de 1815 en Pays de Monts et de Vie. Une descente à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Les demeures célèbres
  • Vendredi 5 août 1988. Assemblée générale de la société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
  • Mercredi 10 août 1988. Vendée et chouannerie. Similitude et divergences des insurrections de l’Ouest, par Roger DUPUY, vice-président de l’Université de Rennes II
  • Vendredi 19 août 1988. Les Protestants de Vendée. Des fidèles à la croisée des chemins, par l’Abbé BLAIZEAU
  • Jeudi 25 août 1988. Les mensonges de l’histoire maritime. Des mythes, des légendes, des mensonges et des vérités refusées, par Loïc du ROSTU
  • Mercredi 14 septembre 1988. Des chefs-d’œuvre de la reliure IXe-XVIe siècles. Vernis Bertin, maroquin du Roi, collages, cartonnages… au « phare », écorces et coquillages, par Thérèse KLEINDIENST
Année 1989
Les conférences de la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. 1989
Salle Hippolyte Chauvière, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 21 heures. Entrée gratuite
  • Jeudi 22 juin 1999. De Vercingétorix à la Révolution. Monnaies, médailles et insignes (avec 50 diapositives), par Thérèse KLEINDIENST
  • Jeudi 6 juillet 1999. De l’Arsenal de la marine à Rochefort, par Loïc du ROSTU
  • Samedi 15 juillet 1999. Au chevet du Livre. Préservation et reproduction des livres contemporains menacés d’auto-destruction, par Jean-Marie ARNOULT, directeur du Centre Joël Le Theule de la Bibliothèque nationale au château de Sablé-sur-Sarthe
  • Jeudi 20 juillet 1999.Visite de l’Arsenal, de la Corderie royale et de la maison de Pierre Loti, et du Musée municipal de Rochefort.
  • Jeudi 27 juillet 1999. Louis-Marie de Lescure, général vendéen, par Jean-Claude SOUYRI
  • Jeudi 3 août 1999. Saint-Gilles-Croix-de-Vie avant la Révolution vue par les ingénieurs du Roi, par Thérèse KLEINDIENST
  • Jeudi 10 août 1999. Jean Yole et ses émules. Des « écrivains régionalistes » ?, par Bernard MÉRIGOT
  • Jeudi 17 août 1999. Les marins à la découverte du Monde, par Loïc du ROSTU
  • Jeudi 22 août 1999. La Révolution ? Quelle Révolution, par Bernard LERAT
Année 1990
Les conférences de la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. 1990
Salle de la Paix, rue de la Paix, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 21 Heures. Entrée gratuite
  • Jeudi 19 juillet 1990. La guillotine sèche ou la Terreur sous le Directoire. Pour les déportés en Guyane, la Terreur ne prend fin qu’avec le siècle. Par Bernard LERAT
  • Mercredi 25 juillet 1990. Images d’Angkor. Projection de diapositives sur les multiples temples d’Angkor. Par Marcelle BRIDIER
  • Jeudi 2 août 1990. Images médiévales de la Médecine. Le savoir et la pratique de la médecine du Ve siècle au XVe siècle par les miniatures en couleur des manuscrits de la Bibliothèque nationale. Par Thérèse KLEINDIENST
  • Jeudi 9 août 1990. Qu’est-ce qu’un « pays » dans l’Ouest de la France au XVIIIe siècle et au XIXe siècle ? Tempérament, langue, habitat, mobilier, costume. Par Yves DURAND, ancien recteur, professeur d’histoire à la Sorbonne
  • Jeudi 16 août 1990. Avec Ferdinand Duviard (1899-1965). Images de Croix-de-Vie dans les années 1930, par Bernard MÉRIGOT
  • Vendredi 24 août 1990. De la criée à l’informatique. Une mutation dans les ports de pêche. Avec deux projections sur les criées Port-en-Bessin et Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Par Jacqueline MATRAS-GUIN, chargée de recherche au Centre national de la recherche scientifique.
  • Jeudi 6 septembre 1990. La Bretagne celtique et chrétienne. La lumière vient de l’Ouest avec les missionnaires irlandais. Par l’Abbé BLAIZEAU
Année 1991
Les conférences de la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. 1991
Salle Hippolyte Chauvière, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 21 heures. Entrée gratuite
  • Vendredi 12 juillet 1991. Le bilan démographique de la Révolution et des Guerres de Vendée, par Jacques DUPÂQUIER, directeur d’Études à l’École des Hautes études en Sciences sociales
  • Vendredi 26 juillet 1991. Yves-Joseph de Kerguelen de Trémarec (1734-1797). Que couvrait son pavillon ?, par Loïc du ROSTU
  • Vendredi 2 août 1991. Le Pavillon de Poitou-Aunis-Angoumois-Saintonge au Centre régional de l’Exposition internationale des sciences et techniques à Paris en 1937, par Bernard MÉRIGOT, Président du Groupe de recherche sur le Marais Breton Vendéen
  • Vendredi 9 août 1991. Le Rayonnement des frères Jan et Joël Martel, sculpteurs vendéens, par Jean-Christophe MONCYS-MARTEL et Jean-Noël VIAUD, architecte
  • Vendredi 23 août 1991. Les Chrétiens en milieu arabe, par l’Abbé BLAIZEAU

RÉFÉRENCES

Articles en ligne
sur les conférences des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
(1988-1991)

1988

Guerres de Vendée. « Vendée et chouannerie, similitudes et divergences des insurrections de l’Ouest ». Conférence de Roger Dupuy Posted on 12 août 1988 by Bernard MÉRIGOT Bernard MÉRIGOT, Roger DUPUIS, Bernard de SINGLY Salle Hippolyte Chauvière Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 10 août 1988 Conférence « Vendée et chouannerie, similitude et divergences des insurrections de l’Ouest » © Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen / CAD Roger DUPUIS, Bernard … Continue reading → Posted in Culture Arts Découverte (CAD), Écrivains vendéens, Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen (GRMBV), Guerres de Vendée, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie

http://www.savigny-avenir.fr/1988/08/12/guerres-de-vendee-vendee-et-chouannerie-similitudes-et-divergences-des-insurrections-de-louest-conference-de-roger-dupuy/

1989

Jean Yole (1878-1956). Traditions et mutations de la Vendée rurale. Conférence de Bernard Mérigot Posted on 16 août 1989 by Bernard MÉRIGOT ENQUÊTE SUR LES ÉCRIVAINS RÉGIONALISTES DE LA VENDÉE (1900-1950) L’oeuvre de Jean YOLE (1878-1956) décrit un monde paysan, une économie rurale et un mode de vie à la campagne qui a commencé à disparaître au lendemain de 1945. Quel intérêt … Continue reading → Posted in Anthropologie de la Vendée, Culture Arts Découverte (CAD), Écrivains vendéens, Ethnologie de la Vendée, Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen (GRMBV), Histoire de la Vendée, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Vendée |

1990

Saint-Gilles-Croix-de-Vie. « Avec Ferdinand Duviard (1899-1965) : images de Croix-de-Vie dans les années 1930 ». Conférence de Bernard Mérigot Posted on 16 juillet 1990 by Bernard MÉRIGOT Quel rapport les écrivains entretiennent-ils avec les lieux où ils résident et qu’ils décrivent dans leurs oeuvres ? S’agit-ils de cadres fortuits et temporaires, et donc marginaux ? Ou bien de lieux génériques et permanents , et donc centraux qui … Continue reading → Posted in Culture Arts Découverte (CAD), Écrivains vendéens, Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen (GRMBV), Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Vendée

Saint-Gilles-Croix-de-Vie. « Qu’est-ce qu’un « pays » dans l’Ouest de la France au XVIIIe et au XIXe siècle ? ».  Conférence d’Yves Durand Posted on 21 août 1990 by Bernard MÉRIGOT  Pays de Vie, Pays de Riez, Pays de Monts, Pays des Olonnes… tout le monde parle aujourd’hui des pays. Ils sont les « images de marque » des collectivités locales et des acteurs économiques. S’agit-il d’inventions récentes ? Quels sont les fondements sur … Continue reading → Posted in Culture Arts Découverte (CAD), Écrivains vendéens, Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen (GRMBV), Histoire de la Vendée, Histoire locale, MERIGOT Bernard, Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Vendée

http://www.savigny-avenir.fr/1990/08/21/saint-gilles-croix-de-vie-quest-ce-quun-pays-dans-louest-de-la-france-au-xviiie-et-au-xixe-siecle-conference-dyves-durand/

1991

Le pavillon de Poitou-Aunis-Angoumois-Saintonge a l’Exposition internationale des sciences et techniques de Paris en 1937 Posted on 2 août 1991 by Bernard MÉRIGOT Exposition internationale des arts et des techniques, Paris 1937 Affiche Archives CAD / BM Exposition internationale de Paris (1937) Le Centre régional Vus depuis la Tour Eiffel   Les pavillons de la Bretagne et du Poitou Angoumois Aunis Saintonge Centre … Continue reading → Posted in Angoumois, Aunis, Exposition internationale des sciences et techniques de Paris en1937, MERIGOT Bernard, Poitou, Régionalisme, Ruralisme, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Saintonge, Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Vendée, YOLE Jean |

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°220, lundi 31 octobre 2016

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2016

 

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Google Analytics. Se connaître soi-même avant de connaître un objet informatique (Webassoc, Nicolas Guillard)

LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°217, lundi 10 octobre 2016

« Se connaître soi-même » : telle est l’une des premières questions que pose Nicolas GUILLARD dans sa présentation de Google Analytics (1) Que savons-nous sur la fréquentation des sites Internet que nous parcours en tant que visiteurs, en tant que contributeurs, ou bien en tant qu’administrateurs ? La question est simple. Mais il ne faut pas se cacher que les réponses que l’on peut y apporter sont complexes, car elles portent sur des pratiques à la fois personnelles et collectives.

Nicolas GUILLARD lors de l’atelier de formation sur Google Analytics
organisé vendredi 7 octobre 2016 par Webassoc au siège de Google France
8, rue de Londres, Paris 9e
©  Photo CAD / BM 2016

NOUS CONSTRUISONS TOUS DES OBJETS NUMÉRIQUES

Un outil logiciel comme Google Analytics apporte des solutions. Mais elles ne sont pas « toutes faites ». Il est évident qu’elles nécessitent une formation technique personnelle. Surtout, ces réponses ne peuvent pas être trouvées par la seule acquisition de connaissances et de savoir-faire : elles imposent que  préalablement une analyse portant à la fois sur:

  • les objets numériques que nous consommons, et sur
  • les objets numériques que nous produisons,

soit conduite. Entrer dans un site, parcourir ses pages et ses rubriques, construit deux objets : un historique individuel et un historique collectif, celui des sites consultés, fragments daté de cheminements infinis, imprévisibles et prévisibles. N’oublions pas que les statistiques portant sur les comportements numériques sont une imbrication de données personnelles regardées impersonnellement.

  • Pourquoi utiliser Google Analytics ?  Objectifs et motivation d’un site. Types de données.
  • Comment obtenir des statistiques dans Google Analytics ? Organisation, mise en place, tracking-codes d’urls, qualité des données.
  • Quel est l’existant d’un site ?
  • Les grandes catégories de questions (visites, sources de trafic, navigation sur le site, pages les plus consultées, formulaires remplis…).
  • L’organisation du service Google Analytics. Mécanismes fondamentaux. Principaux rapports.

DOCUMENT

Quels rapports les associations peuvent-elle avoir avec Google ?

Une journée consacrée aux produits Google destinées aux associations (Googler Give, Google Apps, Google Marketing, Google Analytics,  Google +, Youtube) s’est déroulée au siège de Google à Paris le 3 mai 2016. Elle était organisée par Webassoc qui a pour devise « le web qui s’engage bénévolement pour les associations ». Bernard MÉRIGOT, président de Mieux Aborder L’Avenir (MALA), y a participé.

 Bernard MÉRIGOT aux rencontres Google pour les associations
organisée par Webassoc le 3 mai 2016
au siège de Google France
8, rue de Londres, Paris 9e
©  Photo CAD

Question. Est-ce que tout le monde sait ce qu’est Google aujourd’hui ?
Bernard MÉRIGOT. Je le pense, mais il est utile de le rappeler. Google est une filiale de la société Alphabet qui a été fondée le 4 septembre 1998 en Californie dans la Silicon Valley. Elle s’est faite connaitre en imposant son moteur de recherche Internet contre ses concurrents qui étaient à l’époque Alta Vista, Yahoo et Bing.

Aujourd’hui elle possède près de 95 % des parts de marché des moteurs de recherche. Progressivement, elle a réalisé de nombreuses acquisitions de sites et des systèmes d’exploitation comme YouTube, Android, Google Earth, Google Maps, Google Play… Elle compte près d’un million de serveurs dans le monde.

C’est l’une des premières entreprises mondiales. Elle emploie environ 50 000 personnes dans le monde en 2016.

Le chien de garde écoute…
Siège de Google France, 8, rue de Londres, Paris 9e
3 mai 2016
©  Photo CAD / BM

Question. Tout ne se situe pas au même niveau ?
Bernard MÉRIGOT.
Il y a trois niveaux.

  • un premier niveau d’utilisation est complétement gratuit et sans inscription à la condition d’abandonner à Google un droit de regard – et la possession, de fait – sur les données qu’on introduit.
  • un second niveau, en principe gratuit, suppose une inscription volontaire.
  • un troisième niveau est payant. C’est celui où les entreprises, les acteurs du monde économique, social et politique, achètent à Google des outils et des données, et les exploitent.

Question. En quoi les associations sont-elles concernées ?
Bernard MÉRIGOT.
Tout le monde est concerné par Google, puisque nous en sommes tous des utilisateurs, que ce soit à titre individuel ou bien à titre professionnel : ménages, entreprises, administrations, collectivités locales… Les associations doivent prendre conscience qu’elles ne peuvent poursuivre leurs activités, ni en dehors de Google, ni avec des pratiques personnelles d’« amateurs » qui seraient transférées. Les responsables de la vie sociale et politique ne peuvent se désintéresser des « produits Google » comme Google Apps ou Google Analytics qui comportent des fonctionnalités complexes et riches. Elles sont mal connues.

Question. Qu’est-ce qui est nouveau ?
Bernard MÉRIGOT. Les produits – services et données -  qui étaient payants s’ouvrent désormais aux associations dans des conditions de gratuité. Elles ne peuvent rester à l’écart de ce mouvement.

Google pour les associations
organisée par Webassoc le 3 mai 2016
au siège de Google France
8, rue de Londres, Paris 9e
©  Photo CAD / BM

RÉFÉRENCES
1. Nicolas Guillard est un expert en Web Analytics. Depuis 2006, il est intervenu chez de nombreux clients très variés, et assure des formations Google Analytics depuis 6 ans. Il a participé à l’animation de la communauté Web Analytics parisiennes. Il a été consultant dans différentes agences digitales, et a co-fondé en 2015 la start-up PerfMeUp dans le domaine du Digital Analytics.

http://www.slideshare.net/webassoc/formation-google-analytics-bases

2. Webassoc est une association Loi de 1901 fondée en novembre 2013. C’est une communauté de professionnels du web qui aident bénévolement les associations humanitaires, caritatives ou environnementales. Elle compte près de 500 professionnels du web et plus de 750 association. Elle agit en direction de toutes les associations, sans distinction d’origine géographique, politique ou religieuse. Le bénévolat et le partage des connaissances sont au fondement de l’association. Elle se recommande de la pensée de Jean-Baptiste DESCROIX-VERNIER.

http://webassoc.fr

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°217, lundi 10 octobre 2016

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2016

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Transports, déplacements, mobilité. Quelle politique publique pour le département de l’Essonne ? (Conseil économique, social et environnemental de l’Essonne)

LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°216, lundi 3 octobre 2016

Quelle vision les habitants, les usagers, les citoyens d’un territoire ont-ils des domaines d’intervention des politiques publiques locales ? En ce qui concerne ce que l’on appelle aujourd’hui « la problématique » des transports, des déplacements, ou encore de la mobilité, ils ont un vécu chaque fois qu’ils vont d’un lieu à un autre (habitation, travail, études, achats, loisirs…). En revanche, ils ont une connaissance floue des différentes instances et des niveaux de décision (commune, communauté, conseil départemental, conseil régional, services de l’État, services publics…) auxquels s’ajoutent, notamment pour la région parisienne, les douze établissements publics territoriaux et la Métropole du Grand Paris.

Richard MESSINA, président, et Denis MAZODIER, rapporteur
Séance plénière du Conseil économique social et environnemental de l’Essonne,
29 septembre 2016
©  Photo CAD / BM 2016

« Il faut réfléchir sur ce qui n’existe pas », écrit François DUROVRAY, président du conseil départemental de l’Essonne. (1) Le président ROOSEVELT disait que lorsque l’on voulait avoir des idées nouvelles il fallait créer des structures nouvelles. C’est ce que tente le conseil départemental de l’Essonne avec son Conseil économique social et environnement de l’Essonne qui s’est réuni le jeudi 29 septembre 2016 pour présenter son rapport « Comment mieux se déplacer partout, durablement et de façon innovante ? »

« Comment mieux se déplacer, partout, durablement et de façon innovante ?
Délibération sur les objectifs / Préconisations»
Conseil économique social et environnemental de l’Essonne (CESEé)
Assemblée plénière du 29 septembre 2016, Rapport introductif sur les déplacements en Essonne, 6 p.
Stéphane BEAUDET, Richard MESSINA, François DUROVRAY
Assemblée plénière du Conseil économique social et environnemental de l’Essonne,
Salle des séances du conseil départemental, Évry, 29 septembre 2016
©  Photo CAD / BM 2016
« Comment mieux se déplacer, partout, durablement et de façon innovante ? »
Assemblée plénière du Conseil économique social et environnemental de l’Essonne (CESEé), Évry, 29 septembre 2016
©  Photo CAD / BM 2016

DOCUMENT

UNE RÉVOLUTION DES TRANSPORTS ENGAGÉE EN ÎLE-DE-FRANCE DEPUIS HUIT MOIS
par Stéphane BEAUDET,
vice-président de la Région Île-de-France chargé des Transports

« Stéphane Beaudet, vice-président de la Région Île-de-France chargé des Transports, rappelle à Anne Hidalgo, maire de Paris, que la situation des transports en Île-de-France est le résultat du bilan de la gauche à la tête de la Région.
Les usagers des transports en commun sont victimes de la dégradation des conditions de transports, héritage des 17 années de gestion socialiste. Il faut se rendre compte qu’aujourd’hui, l’âge moyen des trains et métros est de 30 ans !
Depuis huit mois, nous avons engagé une véritable révolution des transports, afin d’en améliorer la qualité et pour lutter contre la vétusté des infrastructures. Une partie importante des engagements de campagne de Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France, ont d’ores et déjà été mis en œuvre.
Ainsi, nous avons été confrontés à une ardoise de 300 millions d’euros pour financer le passe Navigo unique, décidé par les amis de madame Hidalgo sans financement de la mesure. Sans l’accord conclu entre le gouvernement et Valérie Pécresse, celui-ci aurait augmenté de 15 euros par mois ! Nous avons aussi fait en sorte que les usagers soient indemnisés lorsque le service minimum n’était pas respecté. Ce fut notamment le cas en juin dernier à cause des grèves et des intempéries.
Nous avons également mis en œuvre un plan d’urgence “matériel roulant” : ainsi, d’ici 2021, les trains de l’ensemble du réseau francilien seront modernisés. Ce sont plus de 700 nouvelles rames qui circuleront sur le réseau francilien dans les cinq prochaines années. Toutes les lignes de RER et Transilien, sans exception, sont concernées. Ces nouvelles rames offriront plus de confort, de fiabilité et de ponctualité aux usagers. Le gouvernement se félicite aujourd’hui de ces commandes alors que l’industrie du transport ferroviaire est en pleine crise.
En parallèle, nous avons engagé le « Très Grand Paris des mobilités », en votant plus de 1 milliard d’euros au prolongement d’Éole à l’Ouest.
Le plan “1.000 bus” a également été lancé. La Région et le Stif ont ainsi décidé de réaliser enfin le Grand Paris des bus et de permettre aux Franciliens, notamment de grande couronne, d’avoir un mode de transport alternatif à la voiture. Pour commencer, 30 millions d’euros seront investis dès 2017 pour renforcer l’offre existante et créer de nouvelles lignes. Une large concertation a eu lieu à notre initiative à ce sujet, contrairement à ce qu’a pu faire la Mairie de Paris avec le projet de voies sur berges de manière brutale.
Le Grand Paris des bus comprend un projet de nouveau réseau de bus pour Paris, qui fait l’objet d’une consultation proposée par le Stif en lien avec la Ville de Paris et la RATP entre le 19 septembre et le 30 novembre. Ce projet permettra d’adapter le réseau de bus aux évolutions urbaines, parce que le réseau parisien n’a pas évolué depuis les années 1950.
Parce que la sécurité est primordiale, il a également été décidé de renforcer la vidéoprotection dans les rames et les gares et de mettre en place un commandement unique des forces de sécurité par une police des transports disposant de compétences renforcées ainsi que des effectifs supplémentaires pour les services de sûreté de la SNCF et de la RATP.
Aujourd’hui, les transports en Île-de-France sont indignes des Franciliens et sont un frein à notre attractivité : ils sont vétustes et inconfortables. Nous voulons que le temps passé dans les transports ne soit plus subi, mais utile.
C’est pour cela que nous investissons dans le Wifi et la 3G/4G dans les gares et les trains, que nous facilitons la vie quotidienne des voyageurs grâce à la Smart Région (création du Smart Navigo, un passe mobilité numérique, universel et dématérialisé) mais aussi que nous facilitons l’accès aux gares via les parcs relais et le Plan vélo.
L’accessibilité des transports en commun est aussi l’une de nos priorités : nous allons proposer aux Franciliens en situation de handicap ou à mobilité réduite des itinéraires 100% accessibles. Nous travaillons d’ailleurs à la mise en place d’une application smartphone indiquant tous les trajets 100% accessibles dans les transports en commun d’Île-de-France.
Enfin, la réduction du temps de transports est également l’un de nos objectifs : c’est pour cela que nous encourageons le développement du télétravail à travers un soutien à la création d’espaces de coworking, notamment en milieu rural, avec l’objectif d’atteindre 1.000 tiers-lieux à l’horizon 2021 en Île-de-France. »
Stéphane BEAUDET, vice-président de la Région Île-de-France chargé des Transports
RÉFÉRENCE
BEAUDET Stéphane, « Une révolution des transports engagée en Île-de-France depuis huit mois », La Lettre d’infos, Conseil régional d’Île-de-France, n° 194, 30 septembre 2016, 26 septembre 2016,  https://www.iledefrance.fr/fil-presidence/stephane-beaudet-revolution-transports-engagee-ile-france-huit-mois?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=la_lettre_d039infos

RÉFÉRENCES

1. CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE L’ESSONNE, « Intervention de François DUROVRAY, président du conseil général, CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL DE L’ESSONNE (CESEé), Saisine mobilité. Audition des grands acteurs des transports », 7 septembre 2016, 1 p.

2. CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL DE L’ESSONNE (CESEé), « Comment mieux se déplacer, partout, durablement et de façon innovante ? Rapport conclusif des auditions et des ateliers de réflexion. Séance du 29 mars 2016, 26 p.

3. CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL DE L’ESSONNE (CESEé), « Comment mieux se déplacer, partout, durablement et de façon innovante ?, Délibération sur les objectifs / Préconisations, Assemblée plénière du 29 septembre 2016, Rapport introductif sur les déplacements en Essonne, 6 p.

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°216, lundi 3 octobre 2016

Mention du présent article :
http//www.savigny-avenir.info

ISSN 2261-1819 BNF. Dépôt légal du numérique, 2016

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2016

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Quelle est la politique de sécurité du département de l’Essonne ?

LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°215, lundi 26 septembre 2016

« Les menaces d’attentats, comme celui du 13 novembre 2015 à Paris, ou plus récemment du 14 juillet 2016 à Nice, les inondations telles que les Essonniens les ont subies en mai de la même année, les risques technologiques, le développement du principe de précaution et l’évolution de la réglementation en matière de sécurité appellent une mobilisation sans faille du Conseil départemental et d’un revirement total de culture ». (1)

François DUROVRAY
interviewé par la chaine parlementaire Public Sénat le 22 avril 2015
après son élection de président du conseil départemental de l’Essonne
©  Photo CAD / BM 2015

Cette introduction volontariste figure dans le rapport de présentation de la délibération du président François DUROVRAY qui sera présenté lors de la séance publique du lundi 26 septembre 2016, annonçant pas moins de vingt-cinq actions pour un coût total de 380 000 €. Elles concernent cinq axes :

  • Axe 1. Prévenir, secourir et assurer la sécurité incendie
  • Axe 2. Concourir à la protection des collégiens
  • Axe 3. Assurer la protection et la sûreté des agents, des biens et des données
  • Axe 4. Préparer et gérer la crise
  • Axe 5. Prévenir la délinquance
« Politique de prévention et de sécurité »,
Rapport n°2016-01-0054 présenté à la séance publique du Conseil départemental de l’Essonne
lundi 26 septembre 2016, 27 pages.
Texte complet en pdf
Conseil departemental Essonne Politique Securite 26 09 2016

Chaque action fait l’objet d’une fiche descriptive (1. Constats, 2. Objectifs, 3. Interlocuteurs identifiés, 4. Modalités de mise en œuvre, 5. Indicateurs de réalisation et de résultat, 6. Échéances/calendrier).

De quoi s’occupent les conseils départementaux en 2016 ? La question n’est pas nouvelle. Elle se pose depuis la création des conseils généraux. Elle se pose aujourd’hui dans le contexte – complexe – de l’évolution générale des collectivités territoriales, et de celui des structures nouvelles mises en place, notamment depuis le 1er janvier 2016, dans la région parisienne (Métropole du Grand Paris, établissements publics territoriaux…). Le fait que les conseils généraux aient pris le nom de conseils départementaux n’a rien changé, sinon ajouter un changement pour le changement, avec l’effet de flou qui est lui est attaché.

PRÉVENTION ET SÉCURITÉ
La torsion affectivité / effectivité

A cela, s’ajoute la torsion permanente entre l’effectivité de chacun des niveaux d’exercice du pouvoir et l’affectivité des désirs citoyens portés à leur égard. Le rapport que l’État entretient avec les citoyens est marqué par une perpétuelle proximité et une permanente distance entre les demandes sociales, qu’elles soient latentes, qu’elles soient exprimées ou bien encore qu’elles soient produites par les médias, avec la réalité accomplie. Il n’existe pas une politique publique unitaire en matière de prévention et de sécurité, mais une pluralité d’actions publiques menées par une multitude d’instances qui la constituent comme résultante : politique communale, politique communautaire, politique départementale, politique territoriale, politique préfectorale, politique régionale, politique métropolitaine, politique nationale, politique européenne, politique internationale.

Le problème du regard citoyen – un regard proche et un regard éloigné – est celui de l’existence même d’une politique publique départementale.

 Conseil départemental de l’Essonne à Évry
©  Photo CAD / BM 2016

RÉFÉRENCE

1. CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE L’ESSONNE, « Politique de prévention et de sécurité », Rapport n°2016-01-0054 présenté à la séance publique du lundi 26 septembre 2016. Texte complet en pdf avec le lien suivant : Conseil departemental Essonne Politique Securite 26 09 2016

  • Rapport, 27 p.
  • Projet de délibération, 2 pages.
  • Annexe financière (380 000 €), 1 p.

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°215, lundi 26 septembre 2016

Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2016

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De l’injustifiable à l’ignorance. De quoi l’établissement public territorial (EPT 12) « Grand Orly Seine Bièvre » est-il le nom ?

« Choix du nom de l’Établissement public territorial », telle est la première question qui figure à l’ordre du jour de la séance publique du conseil de l’établissement public territorial (EPT 12) qui se réunit le lundi 26 septembre 2016 dans les locaux imposants et spacieux de l’Hôtel de ville de Vitry-sur-Seine. (1)  Ce territoire s’appelle aujourd’hui « Grand-Orly Val-de-Bièvre Seine-Amont ». Il va changer de nom. Son président, Michel LEPRETRE (PC), adjoint au maire de Vitry-sur-Seine, conseiller départemental du Val-de-Marne, proposera celui de « Grand Orly Seine Bièvre ». Qu’est-ce que cela change ?

Michel LEPRETRE, président de l’établissement public territorial 12
Séance du conseil territorial du 12 avril 2016.
Hôtel de Ville de Vitry-sur-Seine.
©  Photo CAD / BM 2016

LE NOM DE l’INJUSTIFIABLE

Le président de l’EPT 12 répond que le choix du nom «ne changera rien». On doit s’interroger sur le non-effet de cette décision. C’est, par anticipation, un déni de décision. « Nous décidons, mais c’est comme si nous ne décidions rien » : c’est la démocratie à rebours. Parce que si une assemblée délibérante vote quelque chose, et que cela ne change rien, la question que posait Paul VALÉRY s’impose : « A quoi bon ? »

Dans un communiqué, Michel LEPRÊTRE se livre au difficile exercice de justifier l’injustifiable. « Il est difficile de s’accorder sur le nom de ce territoire. Est-ce étonnant ? » Il rappelle que la majorité des communes membres de l’EPT 12 a été «politiquement en opposition» à la loi NOTRe. « Nous ne portons pas toutes et tous forcément les mêmes conceptions de construction du territoire et notre vision de la métropole est évidemment l’objet de débats très profonds ». Il s’agit donc d’un accord… sur un désaccord.

Il poursuit : « Il me paraît important de souligner que ce nom, quel qu’il soit, sera surtout utile pour les acteurs économiques, les partenaires institutionnels avec lesquels nous avons beaucoup de choses à construire ». Michel LEPRÊTRE se livre à un aveu terrible : « Ce nom, quel qu’il soit… ».  (2) Autrement dit, peu importe. C’est du pareil au même.

LEPRÊTRE Michel, «Communiqué», 1 p.
Séance du 26 septembre 2016
  • EPT Grand-Orly Val-de-Bièvre Seine-Amont

devient :

  • EPT Grand Orly Seine Bièvre

Qu’est-ce qui a changé entre les deux ? Dans le premier nom : Orly, Bièvre, Seine. Dans le second : Orly, Bièvre, Seine. Où est la différence ? Il est à craindre que cette nouvelle dénomination indiffère tout le monde. Pourquoi le président de l’EPT 12 met-il en avant l’économie et non pas l’identité du territoire ? Les 679 463 habitants des 24 communes peuvent-ils se reconnaître dans un amalgame de circonstances auquel personne visiblement ne croit ?

UN NOM QUI N’EXISTE PAS
POUR UN TERRITOIRE QUI N’EXISTE PAS…

En créant en janvier 2016 la Métropole du Grand Paris (MGP) et les douze établissements publics territoriaux qui la composent, l’État a constitué des structures artificielles sans aucune identité. Se trouvant dans l’incapacité de leur trouver un nom, faisant preuve d’une imagination que l’on hésite à qualifier,  il leur a affecté un simple numéro, de 1 à 12. C’est ainsi qu’est né  l’EPT 12. « – Moi, j’habite dans l’EPT 12. – Et moi dans l’EPT 5 ». C’est poétique et évocateur : on se croirait dans un film de science-fiction. Les 677 462 habitants des 24 communes ont été ainsi rassemblés sans avoir été consultés.

La guerre des territoires commence toujours par la guerre des noms.

L’ÉLIMINATION DU TERRITOIRE DES PORTES DE L’ESSONNE

L’EPT 12 est constitué de quatre anciennes communautés d’agglomérations. Dans un premier temps, il s’est donné un nom provisoire qui associe trois d’entre elles « Grand-Orly, Val-de-Bièvre, Seine-Amont ». Significativement la mention de la quatrième intercommunalité qui le compose, et qui est « Les Portes de l’Essonne », a été omise. Cela s’est passé dans la plus grande indifférence et avec l’assentiment tacite des élus des six communes concernées (Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Morangis, Savigny-sur-Orge, Paray-Vieille-Poste, Viry-Châtillon). Les communes des Portes de l’Essonne sont au nombre de 6 sur un total de 24, ce qui représente 25 % de l’EPT 12 : elles sont noyées dans la masse.

  • Le faux prétexte avancé a été celui du caractère provisoire du nom choisi en janvier 2016. Chaque fois qu’une administration, ou des élus, avancent le caractère prétendument  « provisoire » d’une décision, cela doit être traduit immédiatement par « définitif ». Tout provisoire est porteur du germe du définitif. Lorsque des élus ou une administration dit c’est provisoire, cela veut dire : « Je n’ose pas le dire, mais c’est décidé et  on n’a pas l’intention de revenir dessus ». Le vrai nom de l’EPT 12 était « Grand Orly Val de Bièvre Seine Amont ». Le nom définitif est « Grand Orly Seine Bièvre ». A deux mots près, vous percevez une différence ?
  • La fausse consultation. L’EPT 12, qui se nomme « provisoirement » établissement public territorial Grand-Orly Val-de-Bièvre Seine-Amont, a eu une idée faussement géniale : organiser une consultation auprès des habitants pour leur demander quel nom ils souhaitent donner au territoire qui décide de l’avenir de leur territoire.

    « Choisissez le nom de votre territoire. Depuis six mois, vos villes ont intégré le plus grand territoire de la métropole parisienne. L’ensemble des élus se sont mis d’accord sur un principe : la coopérative de villes. Ce sont les villes qui font le territoire. Les ambitions et les projets sont les décisions de vos communes, portées par le territoire construisant du commun. Ce territoire est le vôtre, portant les réponses nécessaires à la construction d’un avenir partagé. Quel nom lui donneriez-vous ? Votre avis compte ! (un seul vote sera pris en compte par participant).
  • Grand Orly Seine Bièvre (Grand OSB)
  • Paris Orly Seine Bièvre (Paris OSB)
  • Bièvre Orly Seine Sud (Boss)
  • Orly Rungis Seine-Amont (ORSA)
  • Paris Grand Orly (PGO)
  • Paris Sud Orly (PSO)
  • Grand Paris Orly (GPO)
  • Paris Plein Sud (PPS)
  • Paris Orly Métropole (POM)
  • Paris Orly Avenir (POA)
  • Orly Sud Communes (Orly Sudco)
  • Convergence Sud (Cosud)
  •  Autre proposition » (3)

On remarquera que les différentes propositions ne sont aucunement le fruit d’une concertation citoyenne. Elles émanent toute de l’institution (élus et/ou administration). Quant à la catégorie « autre proposition », elle constitue un  faux choix qui n’a aucune chance d’aboutir face aux propositions prédéterminées. Nous sommes dans le cas typique d’une fausse démocratie participative. (4)

  • Et les résultats de cette fausse consultation citoyenne ? Pourquoi n’ont-ils pas tous été publiés ? Nous naviguons le déni de la démocratie. Le communiqué de presse non signé par Michel LEPRETRE, mais de son directeur de Cabinet, indique que trois noms sont arrivés en tête et ont été soumis au choix des maires les 6 septembre 2016. La transparence aurait voulu que tout citoyen ait communication du nombre de votants, du nombre de votes obtenus pour chaque nom proposé, des noms donnés par les votants dans la catégorie « Autre proposition », du nombre de maires votants le 6 septembre 2016, du nombre de votes des maires obtenus pour les trois propositions arrivées en tête de la consultation citoyenne qui a donc abouti au choix majoritaire de Grand Orly Seine Bièvre.

« UN TERRITOIRE PERDU CHERCHE UN NOM PERDU »

On peut citer Shakespeare (« A lost thing looks for a lost name » : une chose perdue cherche un nom perdu). La démarche du président de l’exécutif communautaire est pathétique. Comment nommer un territoire artificiel et inutile ? Personne ne l’a souhaité. Il a été imposé et nul ne croit qu’il ait un quelconque avenir collectif. Pour le vendre auprès de l’opinion, il faut faire croire qu’il a une existence. C’est pourquoi on crée une « marque commerciale » pour l’imprimer sur son emballage. Un emballage qui sera sans rapport avec le produit contenu à l’intérieur. Le pire, est de faire croire que la décision est prise dans le cadre d’une concertation auprès de ses habitants. Ce qui n’est pas le cas. A ce jour, aucun résultat n’a été publié dans les règles d’une consultation citoyenne véritable.

Conseil territorial de l’établissement public territorial 12
Ordre du jour, p. 1
Séance publique du lundi 26 septembre 2016
Hôtel de Ville de Vitry-sur-Seine

L’URBANISME A L’ORDRE DU JOUR

Après cette entrée en matière, l’ordre du jour comprend toute une série de délibérations concernant l’urbanisme des communes. On sait que, depuis le 1er janvier 2016, ce pouvoir a été retiré aux communes pour être transféré aux intercommunalités. Désormais, ce ne sont plus les conseils municipaux des communes qui votent, c’est le conseil territorial de l’EPT 12 qui le fait à leur place.

  • 27. Approbation du plan local d’urbanisme de Juvisy-sur-Orge
  • 30. Approbation du PLU révisé. Commune de L’Haÿ-les-Roses
  • 31. Débat sur les orientations générales du projet d’aménagement et de développement durable (PADD) de Fresnes
  • 32. Approbation de la révision allégée n°1 du PLU. Commune d’Athis-Mons
  • 34. Mise en compatibilité du PLU. Commune de Gentilly
  • 35. Mise en compatibilité du PLU. Commune de Morangis
  • 36. Arrêt du projet de PLU et bilan de la concertation. Commune de Villeneuve-le-Roi

Conseil territorial de l’établissement public territorial 12
Ordre du jour, p. 2
Séance publique du lundi 26 septembre 2016
Hôtel de Ville de Vitry-sur-Seine

LA GOUVERNANCE DE L’IGNORANCE

Qu’est-ce que Juvisy-sur-Orge connaît sur l’urbanisme du Kremlin-Bicêtre ? Rien. Qu’est-ce que L’Haÿ-les-Roses connaît de Juvisy-sur-Orge ? Rien. Qu’est-ce que Choisy-le-Roi connaît à Athis-Mons ? Rien. C’est comme dans la publicité du Printemps, le grand magasin parisien «Les yeux fermés, j’achète tout au Printemps».  A l’EPT 12, c’est « Je vote les yeux fermés». (5)

Les élus peuvent-ils affirmer – en conscience – qu’ils connaissent les territoires sur lesquels ils se prononcent ? Et fait, ils statuent en fonction de la confiance réciproque qu’ils s’accordent les uns les autres. Nous tombons sous la double contrainte du « Si je fais une remarque, ou bien si je vote contre cette délibération, que se passera-t il lorsque viendra le tour de ma commune». Cette globalisation des décisions de collectivités territoriales (l’EPT) à l’égard d’autres collectivité territoriales (les communes) crée les conditions qui permettent demain tous les mauvais coups contre les habitants et les citoyens en matière d’urbanisme et d’aménagement : nous tournons le dos à la démocratie citoyenne.

On notera au menu de cette séance du 26 septembre 2016 une série de décisions importantes sur l’urbanisme des communes de l’ancienne communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne : Juvisy-sur-Orge, d’Athis-Mons, Morangis. L’approbation de la révision du plan local d’urbanisme (PLU) de Savigny-sur-Orge aurait dû figurer au menu de la séance. Tout le monde s’interroge : pourquoi ne la retrouve t-on pas sur l’ordre du jour de ce 26 septembre 2016 ? Mystère.

Hôtel de Ville de Vitry-sur-Seine
©  Photo CAD / BM 2016

RÉFÉRENCES

1. L’EPT 12, créé le 1er janvier 2016, est composé de 24 communes et totalise 679 463 habitants : Ablon, Arcueil, Athis-Mons, Cachan, Chevilly-Larue, Choisy-le-Roi, Fresnes, Gentilly, Ivry, Juvisy-sur-Orge, Le Kremlin-Bicêtre, L’Haÿ-les-Roses, Morangis, Orly, Paray-Vieille-Poste, Rungis, Savigny-sur-Orge, Thiais, Valenton, Villejuif, Villeneuve-le-Roi, Villeneuve-Saint-Georges, Viry-Châtillon, Vitry-sur-Seine.

2. LEPRÊTRE Michel, «Établissement public territorial Grand Orly Val-de-Bièvre Seine Amont, Communiqué», (sans titre, sans date), 1 p. Il est à noter que ce document n’est pas signé par le président de l’EPT 12, mais par son directeur de Cabinet, Christophe MENUEL.

3. ÉTABLISSEMENT PUBLIC TERRITORIAL GRAND-ORLY VAL-DE-BIÈVRE SEINE-AMONT,  «Un clic, 1 nom pour notre territoire. Cliquez ici pour participer», 2016 : http://connexitepremium.berger-levrault.fr/auditoire/itw/answer/WIcJxcOvqqzbvdBALQc-4A. Le vote en ligne s’est achevé le 31 août 2016.

Pour en savoir plus sur le choix des noms proposés : http://www.seine-amont.fr/actualite/102-un-clic-un-nom-pour-notre-territoire.html.

4. A l’occasion de cette consultation citoyenne, nous avons publié un article sur le média numérique www.portes-essonne-environnement.fr. Nous le reprenons ici en partie, révisé. http://portes-essonne-environnement.fr/ept-12-le-nom-de-letablissement-public-territorial-n-12-est-il-un-nom-publicitaire/. Le contenu du présent article y sera d’ailleurs également publié.

5. Slogan publicitaire du Printemps, grand magasin parisien : « Les yeux fermés, j’achète tout au Printemps ». Film de Raoul FRANCO, 1957.

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2016

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