Mieux Aborder L’Avenir. Page d’accueil du site http://www.savigny-avenir.info

TERRITOIRES ET DÉMOCRATIE NUMÉRIQUE LOCALE
Christophe de SAVIGNY (Christofle de SAVIGNY)  1530-1587

« Tost ou tard, près ou loing, a le fort du faible besoing ». (1) Cette devise – qui est en fait une épigraphe – est inscrite en tête des  Tableaux accomplis de tous les arts libéraux, publiés en 1587 par  Christophe de SAVIGNY (1530-1587), humaniste de la Renaissance française. Elle introduit trois notions essentielles : les rapports de force (fort/faible), la temporalité («tost»/tard), la préfiguration de l’intérêt général moderne (le «besoing»). Elle constitue une injonction fondatrice d’un programme à la fois moral, social et politique. Elle est une manifestation de l’esprit encyclopédique, c’est-à-dire de l’ εγκυκλο παίδεια  (« ekuklios paideia ») l’éducation circulaire, qui embrasse un cercle entier. http://www.savigny-avenir.fr/2012/10/13/l-ekuklios-paideia-leducation-qui-fait-le-tour/

Le contexte de globalisation /mondialisation impose aux territoires et à ceux qui y vivent, risques et interdépendances. Comment une anthropologie de la citoyenneté, par ses initiatives (Open data, Accès aux documents publics locaux, Observatoire des assemblées délibérantes locales, Recherche-action, Formation citoyenne…), peut-elle s’opposer à cette imposition ?
http://www.savigny-avenir.fr/offre/programmes-en-cours/a-la-recherche-de-la-democratie-locale/

http://www.savigny-avenir.fr/2012/12/10/developper-le-controle-citoyen-sur-les-collectivites-territoriales-pascal-cadieu/

Bernard MÉRIGOT contact@mieuxaborderlavenir.fr
NOS DOMAINES •  Gouvernances locales  •  Démocratie expérimentale   •  Démocratie participative   •  Expertise citoyenne  •  Intelligence territoriale  •  Éditorialisation numérique des territoires    •    Identités locales   •  Récits de politique publique locale (Local policy narrative).
NOTRE OBJET. •  Ouvrir l’espace public à toutes les informations publiques •  Soutenir les questionnements citoyens •  Favoriser les réponses collectives •  Contribuer à faire progresser les consensus.
NOS ACTIVITÉS. Recherche, intervention, conseil, formation, enseignement, publication… Notre groupe développe une démarche qui interroge sans relâche trois concepts : le territoire, le politique, le numérique. Pour cela, nous mobilisons  – de façon critique – différentes sciences sociales : philosophie, sociologie, histoire, anthropologie, ethnologie, sciences du politique, études du numérique, économie… – en les mettant au service de la democratia localis, la démocratie locale.
•  Quels sont les fondements qui établissent la légitimité de la démocratie locale ?
•  Quels sont les obstacles qui s’opposent  à la reconnaissance de la démocratie locale ?
•  Quels sont les moyens qui permettent l’accomplissement de la démocratie locale ?
NOTRE THÉMATIQUE. CINQ  QUESTIONS
•    Les pratiques des pouvoirs en place répondent-elles à l’idéal démocratique des territoires et de ses populations ?
•    Les évolutions territoriales peuvent-elles  être laissées dans les seules mains des responsables politiques ?
•   De quelles compétences expertes la société civile (entreprises, associations, citoyens…) dispose-t-elle pour repenser les modes de fonctionnement publics des territoires ?
•    Comment l’expertise collective (citoyenne, associative, participative, collaborative…) émerge-t-elle ? Comment est elle reconnue ?
•    Comment le numérique modifie t-il les relations entre les pouvoirs et les citoyens ?
NOS ACTIONSUn site Internethttp://www.savigny-avenir.info qui est un média numérique (ISSN : 2261-1819. Dépôt légal du numérique, BNF). Sa ligne éditoriale consiste à analyser les  rapports entre les pratiques des pouvoirs en place et l’idéal démocratique des territoires. Il comprend plus de 1 000 articles et 1 000 scans de documents et de photos.    •  Une publication numérique hebdomadaire : La Lettre de Mieux Aborder L’Avenir.  Le premier numéro a été publié le lundi 20 août 2012, le n° 176 le lundi 28 décembre 2015, le n° 228 est prévu pour le 26 décembre 2016.  •  Une recherche-action : Territoires et démocratie numérique locale lancée en 2009.  •  Un séminaire de recherche autour de thèmes annuels.  •  Des stages de formation.   Une association : Mieux Aborder l’Avenir (MALA) qui est à l’origine de la démarche du programme de recherche, d’expertise et  d’intervention.
« A my lecteur, fuyant la bonne volonté et affection singulière que nous avons toujours porté et portons de plus en plus au public. (…)  Nous te prions, bénévole lecteur, de prendre en gré notre labeur, et nous donner par ce moyen occasion de mieux faire pour l’advenir ».
Christophe de SAVIGNY,
Partition générale de tous les arts libéraux, 1587.
1. Voir sur le présent site l’article : http://www.savigny-avenir.fr/2013/11/25/lencyclopedisme-cache-t-il-un-contrat-derreur-christophe-de-savigny-et-francis-bacon/
Mention du présent article : http://www.savigny-avenir.info. ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2015

 

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Poétique et politique. La « poéthique » de Philippe Tancelin

Qu’est-ce que la poésie ? Aucun poète n’a manqué de s’interroger sur l’ordonnancement singulier qu’il faisait du langage, sur son usage particulier et sur ses effets produits.  Tous se sont trouvés confrontés à ce qui constitue l’essence de l’acte poétique, « cette autre histoire possible » comme l’écrit Philippe TANCELIN dans Poétique de l’ombre (1). Je vous propose, avec son aimable autorisation – et par anticipation – une « variation » qui présente son dernier ouvrage.

Bernard MÉRIGOT

Philippe TANCELIN lors de l’hommage rendu à Geneviève CLANCY (1937-2005) le 10 avril 2015 à l’Université de la Sorbonne, Amphithéâtre Gaston Bachelard. (2)  © Photo CAD/BM 2015

POÉTHIQUE, POÉTIQUE, POLITIQUE

De la guerre en Syrie, au suicidé sur la voie ferrée Valence-Paris, en passant par « Nuit debout », le harcèlement des Gazaouis, la mise à genoux de la Grèce, et le racisme aggravé en France, ce livre est autant poétique que politique.

UNE AUTRE HISTOIRE POSSIBLE

Faisant suite à un précédent recueil écrit en collaboration avec Geneviève Clancy, en 2000, le présent ouvrage relève d’une autre histoire possible qui se nourrit du rêve de chacun et de chacune.

UN TEMPS VISIONNAIRE

Une histoire qui creuse un temps visionnaire dans lequel, entre les faits vécus et leurs témoins, s’ouvre ce réel de création par lequel, chaque acteur de vivre, devient artiste de sa vie en commun avec les autres.

L’UTOPIE CRITIQUE RADICALE
La réalité convenue et affaiblie de la réalité

Ainsi est interrogée et mise en accusation, grâce à l’utopie critique radicale, la réalité convenue et affaiblie de l’actualité du poème, à sa dé-pliure, s’offre à qui est silencé, méprisé, jeté, un univers de haute exigence de vivre, au-delà du ressenti.

Philippe TANCELIN, Poéthique de l’ombre, L’Harmattan, 2017.

Philippe TANCELIN Poéthique de l’ombre, L’Harmattan, 2017
https://thebooksmovie.com/philippe-tancelin/

 

RÉFÉRENCES

1. TANCELIN Philippe, « Poétique de l’ombre », Soirée Lecture-Signature, mercredi 22 mars 2017, Espace L’Harmattan, 21 rue des Écoles, Paris 5e, 19 heures 30. Programme : Accueil, Présentation d’ouvrage, Incise vidéographique, Lecture de fragments, Signature. https://thebooksmovie.com/philippe-tancelin/

2. CENTRE INTERNATIONAL DE CRÉATIONS D’ESPACES POÉTIQUES (CICEP), Passion-Geneviève Clancy « La durée n’est pas le temps, est trouble son absence », Hommage rendu à Geneviève Clancy (1937-2005), 10 avril 2015, Sorbonne, Amphithéâtre Gaston Bachelard, 14 rue Cujas, Paris 5e. Avec la participation de Moa Abaid (Comédien-musicien), Nasser-Edine Boucheqif (Poète-peintre, éditeur) Sophie Clancy (Psychologue), Francis Clancy (Cinéaste), Jean-Pierre Faye (Poète-philosophe), Mounsi Mohand, (Poète, chanteur), Iro Siafliaki (Cinéaste), Philippe Tancelin (Poète, philosophe), Béla Velten (Poète ), Stéphanette Vendeville (Metteure en scène).

Résultat de recherche d'images pour "clancy geneviève"Geneviève CLANCY (1937-2005)
Passion-Geneviève Clancy « La durée n’est pas le temps, est trouble son absence »
Hommage rendu à Geneviève Clancy (1937-2005)
par le Centre International de Créations d’espaces poétiques (CICEP)
10 avril 2015, Sorbonne, Amphithéâtre Gaston Bachelard, 14 rue Cujas, Paris 5e.

https://www.youtube.com/watch?v=Mkhifu63LBg&feature=youtu.be

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2017

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Les élections présidentielles de 2017 et le numérique (France Numérique 2017)

LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°236, lundi 20 février 2017

Comment sensibiliser les candidats à l’élection présidentielle de 2017 aux enjeux économiques et sociaux que représentent le numérique pour des secteurs créateurs d’emploi relatifs à l’immatériel et aux services numériques. Quelles sont les questions qui se posent ? Comment obtenir des réponses ? Telle est l’action entreprise par le collectif France Numérique 2017. (1)
Le média numérique
Territoire et démocratie numérique locale participe à cette réflexion et à cette action.

La présidentielle du numérique. L’évènement qui place le numérique au coeur du débat présidentiel, Journée d’études, 9 mars 2017.

L’action du collectif, composé de neuf entreprises : ACSEL, Cap Digital, FEVAD, France Digitale, Renaissance numérique, SNJV, Syntec, Systematic, TECH’IN), repose en deux temps :

  • le recensement de la vision et des propositions portées par le candidat sur le numérique, grâce à un questionnaire,
  • l’organisation dans l’entre-deux tours d’un débat sur la politique numérique, avec les candidats en place.

Le questionnaire adressé aux candidats (2) comporte cinq chapitres :

  • 1. Financement de l’innovation et croissance numérique.
  • 2. Régulation et réglementation juridique.
  • 3. Économie de plateforme et modèles collaboratifs.
  • 4. Numérique et volet social.
  • 5. Éducation et formation.

FINANCEMENT DE L’INNOVATION
ET CROISSANCE NUMÉRIQUE

Les technologies numériques sont aujourd’hui les moteurs de la croissance en France. Pris au sens large, le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) représentait en 2014, 5,5 % du PIB et 700 000 emplois (3). Cette tendance est appelée à se poursuivre et les pouvoirs publics doivent aujourd’hui prendre la mesure de ces évolutions.

À l’heure de la mondialisation, l’innovation est un enjeu majeur de croissance et s’avère incontournable dans le paysage économique international.

RÉGULATION
ET RÉGLEMENTATION JURIDIQUE

Le cadre réglementaire est un enjeu économique essentiel : un environnement législatif adapté au développement économique peut être un outil d’attractivité pour la France, ou au contraire, un handicap concurrentiel – au même titre que la fiscalité.

Quelles seront les positions des candidats sur l’harmonisation du cadre européen et l’adaptation du cadre réglementaire au contexte numérique ?

ÉCONOMIE DE PLATEFORME
ET MODÈLES COLLABORATIFS

L’économie collaborative se caractérise par un phénomène de désintermédiation permis par les plateformes numériques. Ce nouveau modèle économique est un mouvement de fond qui touche tous les secteurs économiques et impacte tous les aspects de notre quotidien (voyages, transports, artisanats, financement, etc.)

Face à ces nouveaux usages, la puissance publique doit trouver les solutions réglementaires adaptées. Fiscalité des revenus et concurrence : quelles lignes directrices dans les programmes des candidats pour aborder ce sujet ?

ÉDUCATION ET FORMATION

Accélérer la transition numérique du pays, c’est aussi miser sur l’éducation et la formation au digital, avec d’abord des enjeux sociaux tels que l’acculturation au numérique, les nouveaux modèles de formation, l’égalité des chances, les opportunités de reconversion, et, également des enjeux économiques et industriels tels que le développement d’une filière économique basée sur les EdTech, les besoins en compétences des entreprises et la pénurie de profils, l’impact de l’industrie du futur sur les besoins en formation et sur l’emploi (automatisation des processus des entreprises, robotisation des outils de production).

Parce que les candidats ne peuvent pas faire l’impasse sur des mesures qui permettront de faire de la France et de ses générations futures des champions de l’économie numérique, il est important d’aborder ce sujet avec eux.

NUMÉRIQUE ET VOLET SOCIAL

Avec la révolution numérique, on observe un changement de paradigme dans le monde du travail. L’automatisation, la désintermédiation et les nouveaux schémas organisationnels propulsés par le numérique engendrent de nouvelles formes d’activités qui appellent à repenser l’organisation du travail.

Prendre la pleine mesure de ces changements et les accompagner permettront de faire de ces évolutions, de véritables leviers de développement économique, de proposer une meilleure qualité de vie au travail et de sécuriser les parcours professionnels des individus.

RÉFÉRENCES

1. FRANCE NUMÉRIQUE 2017 (ACSEL, Cap Digital, FEVAD, France Digitale, Renaissance numérique, SNJV, Syntec, Systematic, TECH’IN), La Présidentielle du numérique, 9 mars 2017, Maison de la Mutualité, Paris 5e. http://www.francenumerique2017.fr/notre-vision
France Numérique 2017
est une action collective qui rassemble les organisations françaises représentatives des acteurs de l’économie et de la société civile numérique et dont l’objectif est de sensibiliser les candidats à l’élection présidentielle de 2017 aux enjeux économiques et sociaux que représentent le numérique, des secteurs créateurs d’emploi, relatifs à l’immatériel et aux services numériques, pour la France, notamment en terme d’emploi. L’action du collectif repose en deux temps : 1. le recensement de la vision et des propositions portées par le candidat sur le numérique, grâce à un questionnaire, 2. l’organisation dans l’entre-deux tours d’un débat sur la politique numérique, avec les candidats en place.

2. FRANCE NUMÉRIQUE 2017, Le Questionnaire adressé aux candidats à l’élection présidentielle, 15 p.
Le questionnaire comporte cinq chapitres : 1. Financement de l’innovation et croissance numérique, 2. Régulation et réglementation juridique, 3. Économie de plateforme et modèles collaboratifs, 4. Numérique et volet social, 5. Éducation et formation .https://static1.squarespace.com/static/5833088df5e231196214efd1/t/5852a4a320099ec51fb8d814/1481811109591/Questionnaire+FRNUM+-+15122016.pdf

3. « Accélérer la mutation numérique des entreprises : un gisement de croissance et de compétitivité pour la France », McKinsey, septembre 2014.

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°236, 20 février 2017

Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2017

 

 

 

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Le site http://www.savigny-avenir.info vient d’enregistrer son deux millionnième lecteur ce 14 février 2017

TERRITOIRES ET DÉMOCRATIE NUMÉRIQUE LOCALE

Le 14 février 2017, la 2 000 000 e (deux millionième) visite du site http://www.savigny-avenir.info vient d’être atteinte ! On se souvient que le 19 avril 2015 – il y a moins de deux ans – le cap du 1 000 000 e lecteur avait été franchi.

UN MÉDIA NUMÉRIQUE RECONNU

Le site http://savigny-avenir.info comprend à ce jour près de 2 000 articles et autant de photos et de documents (jpeg et pdf). C’est un média numérique reconnu qui s’est vu attribuer un ISSN (International Standard Serial Number) comme de nombreux organes de presse dans le monde. Il fait l’objet d’un dépôt légal du numérique à la Bibliothèque nationale de France (BNF).

Sourire d’enfant
Art Street, rue Françoise Dolto, Paris 13e
Mercredi 25 janvier 2017
© Photo CAD / BM 2017

UNE LIGNE ÉDITORIALE CLAIRE

•  Informations publiques,
•  Questionnements citoyens,
•  Réponses collectives,
•  Consensus territoriaux.

Sa ligne éditoriale n’a pas changé depuis sa création en 2010 : « ouvrir le débat public à toutes les informations publiques, soutenir les questionnements citoyens, favoriser les réponses collectives, faire progresser les consensus territoriaux ».

Elle est placée sous l’égide de l’érudit de la Renaissance Christophe de SAVIGNY (1530-1597) dont elle a repris la devise :  « Tost ou tard, près ou loing, a le fort du faible besoing » inscrite en tête des  Tableaux accomplis de tous les arts libéraux, publiés en 1587. Nous en retenons trois notions essentielles : les rapports de force (fort/faible), la temporalité («tost»/tard), la préfiguration de l’intérêt général (le «besoing»).

Elle constitue une injonction introduisant un programme à la fois moral, social et politique, qui est une manifestation de l’esprit encyclopédique, c’est-à-dire de l’enseignement qui fait le tour («ekuklios paideia»). Elle éclaire aujourd’hui l’anthropologie de la globalisation/mondialisation qui impose aux territoires risques et interdépendances.

Au nom de notre conseil d’orientation, je remercie nos lecteurs du monde entier qui consultent notre site. Merci à tous ceux qui nous communiquent questions, réactions et contributions. Merci de l’intérêt qu’ils portent à nos travaux et à la publication hebdomadaire de « La Lettre du lundi de Savigny-Avenir ».

Merci aux associations et à tous ceux qui nous soutiennent.

Bernard MÉRIGOT
Rédacteur en chef de « Territoires et démocratie numérique locale »
Président de Mieux Aborder L’Avenir

Le programme «A la recherche de la démocratie locale (democratia localis)» participe à la démarche des carnets de recherche («blogging scientifique») soutenue par la plateforme http.hypotheses.org du Centre pour l’édition électronique ouverte (CLEO) / Open édition, conduite en partenariat  par le CNRS, l’EHESS, la Bibliothèque scientifique numérique, l’université d’Aix-Marseille, l’université d’Avignon.

Sur le site, voir la page
http://www.savigny-avenir.fr/essai/site-internet-www-savigny-avenir-info/

Sourire d’enfant
Art Street, rue Françoise Dolto, Paris 13e
Mercredi 25 janvier 2017
© Photo CAD / BM 2017

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2017

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Les mutations sorcières dans le bassin du Congo (Patrice Yengo)

Faut-il rappeler qu’étudier et poursuivre des recherches sur les sociétés africaines contemporaines présente un double intérêt. D’abord, celui d’essayer d’entrer dans la connaissance d’autres sociétés (langue, culture, vie quotidienne, pratiques politiques…), en appréhendant ses mots et ses  formes d’organisation sociale. Ensuite chacun « plein d’usage et de raison », à la suite de ses expériences et de ses connaissances africaines acquises, sera mieux à-même de regarder et d’étudier, avec une compréhension « enrichie », sa propre société dans laquelle il vit, étudie, enseigne, cherche, et publie.

Monique SELIM, Patrice YENGO, Julie PEGHINI, Olivier DOUVILLE. Séminaire Anthropologie, psychanalyse et politique. Regard sur les terrains. Subjectivisation et globalisation. Séance du 7 février 2017, Fondation Maison des sciences de l’homme et Association Française des Anthropologues, 16 rue Suger, Paris VIe. © Photo CAD/BM 2017

Monique SELIM, Julie PEGHINI et Olivier DOUVILLE ont reçu le 7 février 2017 Patrice YENGO pour présenter et débattre de son livre Les mutations sorcières dans le bassin du Congo. Du ventre et de sa politique (1) dans le cadre du Séminaire Anthropologie, Psychanalyse et politique. Regard sur les terrains. Subjectivation et globalisation, qui s’est tenu à la Fondation Maison des sciences de l’homme, 16 rue Suger, à Paris (VIe ).

Monique SELIM et Patrice YENGO. Séance du séminaire Anthropologie, Psychanalyse et politique. Regard sur les terrains. Subjectivisation et globalisation. Séance du 7 février 2017. « Les mutations sorcières dans le bassin du Congo. Du Ventre et de sa politique». © Photo CAD/BM 2017

RÉFÉRENCES

1. YENGO Patrice, Les mutations sorcières dans le bassin du Congo. Du ventre et de sa politique, Paris Éditions Karthala, 2016.

2. Patrice YENGO est un anthropologue francophone né en 1949. Après une formation en pharmacologie à la faculté de médecine de Brazzaville, il s’est orienté vers l’anthropologie médicale et l’anthropologie politique. Il a soutenu une thèse en anthropologie politique et est titulaire d’une habilitation à diriger des recherches. Il est l’auteur de nombreuses publications.

  • Le venin dans l’encrier, Les conflits du Congo-Brazzaville au miroir de l’écrit. Paris, Paari, 2009. ISBN 2-84220-030-6
  • La guerre civile du Congo-Brazzaville, 1993-2002 Chacun aura sa part. Paris, Editions Karthala, 2006. ISBN 978-2-84586-815-1

DOCUMENT

SUR LA SORCELLERIE EN AFRIQUE

Un important colloque international s’est tenu à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) à Paris les 13, 14 et 15 juin 2016. On lira ci-dessous son argumentaire. Les intertitres, qui soulignent quelques concepts ouvrant la réflexion, sont de la rédaction.
DIABOLISATION DE L’AUTRE
ET NÉGATION DES DROITS DE LA PERSONNE HUMAINE
Soupçons, rumeurs, accusations, lynchages, meurtres…
Dans certaines régions d’Afrique, les « affaires de sorcellerie » et la chaîne de violences qui conduit du soupçon, ou de la rumeur, à l’accusation publique jusqu’au passage à l’acte (meurtre, lynchage), prennent aujourd’hui une dimension alarmante. Les accusations peuvent cependant être portées devant les institutions légales car dans les systèmes judiciaires de ces pays africains, la « pratique de sorcellerie », associée à la « magie » et au « charlatanisme », est définie et sanctionnée en tant que délit ou crime par des articles des Codes pénaux introduits par l’autorité coloniale au milieu du XXe siècle et conservés, renforcés par les systèmes judiciaires postcoloniaux.
Médiations sociales et passages à l’acte
Face aux politiques d’exorcisme d’une « justice populaire » souvent exercée par les jeunes des villages ou des quartiers, les institutions et leurs dispositifs judiciaires, policiers et sanitaires font appel aux diagnostics et aux recours des thérapies religieuses. De la criminalisation des sorciers à la victimisation des ensorcelés en souffrance, les enjeux sont toujours les mêmes qu’il s’agisse de la qualification des « faits », de l’identité des accusateurs et des accusés, ou de la réversibilité des places occupées (ensorcelé/sorcier). Le fait que les accusations visent les plus vulnérables (femmes, jeunes déscolarisés ou au chômage, malades du sida, «enfants sorciers », migrants) confirme le processus de « déparentalisation » et de « dévillagisation » des affaires de sorcellerie, ce qui explique les passages à l’acte qui font l’évènement médiatique, court-circuitant les procédures de recours et de médiation sociale.
Purification de l’espace public
La récurrence des affaires de sorcellerie va de pair avec l’émergence de nouveaux acteurs et de nouvelles formes de sorcellerie. Les « tradipraticiens » représentent un nouveau type de médiateurs proches des élites lettrées et des cercles du pouvoir, et ne sont pas très éloignés, malgré leur référence aux ressources de la tradition, des nouveaux pasteurs guérisseurs qui se proposent de « purifier l’espace public ». Les alternatives entre justice coutumière et justice pénale, entre conjuration familiale et politique du pardon, entre sanction juridique ou guérison divine, se sont quelque peu brouillées.
L’écran des traditions locales
Les travaux menés au sein du programme ANR « L’État et les institutions face à la sorcellerie dans l’Afrique contemporaine. Violence, justice et droits de l’Homme » (EInSA) visent à enrichir le questionnement et les analyses en ouvrant sur d’autres travaux menés dans d’autres régions du monde et d’autres périodes historiques de « procès de sorcellerie » interpelant l’État, la Justice et les acteurs religieux. Les réactions d’indignation des opinions publiques et la mobilisation de l’éthique des droits de l’Homme (ou des Droits de la personne humaine) face à des situations de lynchage ou de suicide de présumés sorciers, ou à la mort d’enfants « délivrés » du mal, aussi bien en Afrique qu’en Europe, ne permet plus de s’en tenir à une lecture « culturaliste » ou au recul des traditions locales.
De l’entre soi familial à l’anthropologie de l’imaginaire global
« Face à … » et plus seulement « pris dedans » pour mieux comprendre. Au-delà des apports d’une ethnologie des tyrannies de l’intimité et de l’emprise de l’entre soi familial ou d’une anthropologie de l’imaginaire global de l’État sorcier, l’anthropologue est invité à faire face aux réponses que les dispositifs judiciaires, thérapeutiques et ecclésiologiques apportent aux individus et aux familles en souffrance aussi bien qu’aux attentes collectives de justice.
Médicalisation, pénalisation, politisation
Les chercheurs « face à la sorcellerie » confrontés à ces affaires ont une responsabilité d’acteurs et sont interpelés comme les juges et les médecins par ces processus de pénalisation et de médicalisation, sinon de politisation de la sorcellerie. L’enjeu n’est pas tant celui de l’irrationalité d’un système de croyances ni seulement celui d’une modernité insécurisée sur le plan spirituel, mais celui de la caution morale apportée à des « procès de sorcellerie » qui passent par la diabolisation de l’autre et la négation des droits de la personne humaine.
RÉFÉRENCE
Face à la sorcellerie (Facing Witchcraft). Colloque de clôture du programme « L’État et les institutions face à la sorcellerie dans l’Afrique contemporaine. Violence, justice et droits de l’Homme » (EInSA 2012-2016), 13-14 et 15 juin 2016, École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), 96 boulevard Raspail, Paris 6e.
https://www.ehess.fr/fr/colloque/face-sorcellerie

http://calenda.org/367734

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2017

 

 

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Le nouveau logo de Grand Orly Seine Bièvre. Au delà de l’identité visuelle d’un territoire

LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°234, lundi 6 février 2017

L’établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre, créé le 1er janvier 2016 sous le nom d’ « EPT 12 », a présenté publiquement le 2 févier 2017 son nouveau logo. Ce que l’on appelle l’identité visuelle d’une collectivité publique ne saurait se résumer à un logotype, à un choix de caractères typographiques et à des règles de mise en page des documents qu’elle produit (papier, site, signalétique…). Elle est une partie visible – et une partie seulement – des relations d’identification complexes qui inter-réagissent entre ce qui est interne et ce qui est externe à une institution, entre de ceux qui y travaillent (dirigeants et employés – en l’occurrence élus et fonctionnaires territoriaux), de ceux qui en sont les usagers (citoyens, habitants, entreprises, touristes…).
Un logo n’est pas seulement un «reflet» d’une identité collective :
il fait partie intégrante de son identité.

Logo de l’établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre présenté publiquement le 2 février 2017 au cours des Premières rencontres des acteurs économiques du Territoire Grand Orly Seine Bièvre au Centre de conférences de l’aéroport d’Orly Sud.  © Photo CAD / BM 2017

Un logotype, ou plus couramment « logo », est une composition figurée servant à identifier visuellement, de façon immédiate, une entreprise, une marque, une association, une institution, un produit, un service, un événement… Il vise essentiellement deux buts :

  • se faire à la fois connaître et reconnaître des publics et des clients auquel il s’adresse,
  • se différencier des autres entités d’un même secteur.

Concernant les institutions et les administrations publiques, on connait les symboles, les emblèmes officiels qui figurent sur des écus, des sceaux ou des drapeaux. Ils sont protégés par un privilège de la puissance publique sans avoir besoin d’être déposés comme une marque ou un modèle commercial.

Le logo est un objet visuel qui parle, mais aussi un objet de discours que l’on voitVoir ne veut pas dire lu, écouter ne veut pas dire entendu. Discours souvent automatique de l’institution, discours de ses acteurs et des médias, marqué par un symbolisme auto-proclamé, auto-justifié, auto-expliqué, auto-médiatisé.
Pour Michel LEPRÊTRE, président de Grand Orly Seine Bièvre, le nouveau logo du territoire est un « logo simple, typographique, donc durable, qui illustre parfaitement notre conception de la gouvernance du territoire.»

LOGOTYPE ET TERRITOIRE
QUI FABRIQUE L’AUTRE ?

« Concevoir l’identité visuelle d’une collectivité territoriale est un exercice délicat, qui résulte de recherches approfondies et d’une expertise professionnelle, pour garantir la meilleure représentation graphique de l’entité publique ». Cette pensée considère que la réalisation du logotype d’une collectivité territoriale a pour fonction de représenter son entité, comme s’il s’agissait d’exprimer une représentation préexistante. Nous pensons au contraire qu’elle est une construction, une fabrication qui façonne le territoire, pris comme objet, le modifie pour le projeter dans un ailleurs.

Michel LEPRÊTRE, président de l’EPT Grand Orly Seine Bièvre, et Richard DELL AGNOLA,  vice-président chargé de la stratégie économique lors des Rencontres des acteurs économiques organisées au Centre de conférences de l’aéroport d’Orly le 2 février 2017. ©  Photo CAD/BM 2017

« MOI-JE »
AMBITIONS ET LIMITES
DES LOGOTYPES

Le graphiste Ruedi BAUR rappelle que c’est à la fin des années 1980 que le phénomène a commencé à apparaître : une majorité de villes est progressivement passée du système cohérent des blasons – où la concurrence entre les signes restait modeste – à des logos et à des identités visuelles influencées directement par le marché économique, prescripteur et ordonnateur de compétitions – peu visibles, mais toujours vigoureuses – entre les territoires. « Chaque ville, chaque village, chaque collectivité territoriale… s’est progressivement dotée d’un « moi je » graphique » (1).

Chaque démarche de recherche et de constitution d’identité visuelle s’est faite inconsciemment, par mimétisme, à la fois en copiant les autres et en cherchant à se distinguer d’une façon radicale les autres. Pour Ruedi BAUR, par delà « la médiocrité de la grande majorité de ces signes », ceux-ci ont pour dénominateur commun d’être faits « pour ne pas cohabiter » avec les autres, alors que toutes les collectivités publiques sont contraintes de cohabiter avec les autres, à la fois parce que celles-ci constituent leur proximité et leur voisinage, mais aussi parce toutes se juxtaposent, se superposent, s’enchevêtrent, et  s’emboîtent « comme des poupées russes » pour constituer une fusion de territoires formant les cantons, les intercommunalités, les départements, les régions, la République, l’Europe et le Monde.

Le logo d’une institution ne nait pas sans raisons. Raisons explicites et raisons implicites. Raisons dites et raisons tues. Quant-est-il dans la continuité ? Quant-est-il dans la rupture ?

L’ENSEIGNEMENT DES ALTERNATIVES URBAINES

Dans le cas présent, il faut analyser la logique dans laquelle s’inscrit la démarche de création réalisation du logo de l’établissement public territorial Orly Seine Bièvre, collectivité territoriale regroupant 24 communes et 680 000 habitants, qui en a confié la réalisation à un groupe d’étudiants de l’IUT Adolphe Chérioux de l’Université de Paris Est Créteil (UPEC) situé à Vitry-sur-Seine.

Les étudiants qui ont travaillé sur le logo de Grand Orly Seine Bièvre préparent un Diplôme supérieur d’arts appliqués (DSAA de design, mention espace) intitulé Alternatives urbaines (IUT Adolphe Chérioux, Université de Paris Est Créteil, à Vitry-sur-Seine). Cette formation aborde l’émergence de nouvelles pratiques professionnelles dans les domaines de l’architecture, de la scénographie et du paysage. Elle s’appuie sur les dynamiques pratiques et intellectuelles qui animent aujourd’hui nombre de collectifs et de chercheurs travaillant de manière prospective à la transformation des paysages urbains.

Présentation du logo de l’établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre par les étudiants de l’IUT Adolphe Cherioux de l’Université de Paris Est Créteil (UPEC) situé à Vitry-sur-Seine, Centre de conférences de l’aéroport dOrly Sud, 2 février 2017. © Photo CAD / BM 2017

Les étudiants sont amenés à développer concrètement dans leurs projets d’étude des dispositifs et des processus :

  • interrogeant les modes de vie urbains actuels
  • proposant des alternatives répondant aux attentes de convivialité, d’équité sociale, de sobriété énergétique, de réservation et de restauration de la biodiversité.

Le diplôme supérieur d’arts appliqués forme des professionnels capables de concevoir et de coordonner la réalisation de projets en fonction de contraintes esthétiques, techniques, sociales et écologiques. Leurs titulaires ayant vocation à intégrer des collectifs artistiques, des agences d’architecture, d’urbanisme ou de paysage aussi bien que des studios de design ou des collectivités territoriales publiques.

Il fonctionne comme un bureau d’études pluridisciplinaire autour d’un atelier de projet, organisé sous forme de séminaires, de conférences, de workshops et de périodes de stages. Ses principaux enseignements comprennent :

  • Pôle Culture : Humanités modernes, Langue vivante étrangère
  • Pôle Recherche et création en arts visuels : Culture technique, Pratiques plastiques
  • Pôle Recherche et création en design : Atelier de projet, d’expérimentation et de recherches,
  • Stage en milieu professionnel.
Logo de l’établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre. Variations. Présentation au Centre de conférences de l’aéroport d’Orly Sud, 2 février 2017.  © Photo CAD / BM 2017

UN ÉCLATEMENT QUI RASSEMBLE ?

Que voit-on ? Une dissociation, un éclatement.  Un logo qui privilégie « la lettre », au total 44 lettres : les 20 lettres qui forment les 4 noms «Grand Orly, Seine, Bièvre», auxquels s’ajoutent les 24 initiales des noms de chacune des communes. Un alphabet.

Un constat : des lettres éparses. Une question : des noms, des mots à composer.

Un territoire est-il un lieu matériel, ou bien un langage à créer et une parole à constituer ?

Le logo du Grand Orly Seine Bièvre est sur le sac :  il monte les marches.
Présentation publique du 2 février 2017

RÉFÉRENCES

1. BAUR Ruedi, « Quel langage visuel pour une collectivité territoriale ? », Étapes, 1er avril 2015. http://etapes.com/ruedi-baur-quel-langage-visuel-pour-une-collectivite-territoriale

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°234, lundi 6 février 2017

Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2017

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Les projets d’aménagement territorial de Grand Orly Seine Bièvre

« Être un territoire ambitieux au service du développement », c’est par ce propos que Michel LEPRÊTRE, président de Grand Orly Seine Bièvre (EPT 12), a ouvert les Premières Rencontres des acteurs économiques qui se sont déroulées au Centre de conférences de l’aéroport d’Orly Sud. Devant l’ensemble des représentants des entreprises, qui interviennent dans l’économie de ce territoire comprenant 24 communes, il a présenté l’organisation du développement de l’établissement public territorial (EPT) qu’il préside depuis sa création dans le cadre de la Métropole du Grand Paris, soit le 1er janvier 2016.

Lire la suite : http://portes-essonne-environnement.fr/les-ambitieux-projets-de-developpement-territorial-de-grand-orly-seine-bievre/

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
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Les acteurs économiques de l’Établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre se réunissent

Quelle est l’échelle territoriale qui est compétente pour s’occuper des activités économiques locales ? La création le 1er janvier 2016 de la Métropole du Grand Paris (MGP) ainsi que des 12 établissements publics territoriaux (EPT) qui la composent a modifié les réponses que les collectivités locales peuvent apporter. Où en est-on un an après ? C’est l’une des questions que viennent d’aborder les Premières rencontres des acteurs économiques du territoire Grand Orly Seine Bièvre qui se sont tenues le jeudi 2 février 2017 au Centre de conférence Orly Sud à l’Aéroport d’Orly. (1)

Michel LEPRÊTRE et Richard DELL’AGNOLA présentent les Rencontres des acteurs économiques du territoire Grand Orly Seine Bièvre, jeudi 2 février 2017, Centre de conférences Orly Sud ©  Photo CAD / BM 2017
Premières Rencontres des acteurs économiques du territoire Grand Orly Seine Bièvre
organisée par l’Établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre (EPT 12) de la Métropole du Grand Paris (MGP)
jeudi 2 février 2017
Centre de conférence Orly Sud, Terminal Sud, Paray-Vieille-Poste, (Essonne)

RÉFÉRENCES

1. ÉTABLISSEMENT PUBLIC TERRITORIAL GRAND ORLY SEINE BIEVRE, « Première Rencontre des acteurs économiques du territoire Grand Orly Seine Bièvre, Centre de conférence Orly Sud, Terminal Sud, Paray-Vieille-Poste, Essonne, jeudi 2 février 2017, 19 h.

L’Établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre a été créé le 1er janvier 2016 sous le nom d’Établissement public territorial n°12 (EPT 12). Il fait partie de la Métropole du Grand Paris (MGP) composée de 12 établissements publics territoriaux. Il rassemble la Communauté d’agglomération Seine-Amont (3 communes), la Communauté d’agglomération Val de Bièvre (7 communes), la Communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (5 communes), ainsi que huit communes isolées.
Il compte 24 communes (Ablon, Arcueil, Athis-Mons, Cachan, Chevilly-Larue, Choisy, Fresnes, Gentilly, Ivry, Juvisy-sur-Orge, Le Kremlin-Bicêtre, L’Haÿ-les-Roses, Morangis, Orly, Paray-Vieille-Poste, Rungis, Savigny-sur-Orge, Thiais, Valenton, Villejuif, Villeneuve-le-Roi, Villeneuve-Saint-Georges, Viry-Châtillon, Vitry-sur-Seine) et totalise 677 462 habitants

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MGP. La dynamique de la Métropole du Grand Paris crée une nouvelle compétition entre les communes

LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°232, lundi 23 janvier 2017

Les institutions territoriales ont une vie. Aucune collectivité n’existe depuis toujours. Aucune n’est appelée à se perpétuer pour l’éternité. Elles naissent et meurent, elles évoluent et se transforment. C’est le cas de la Métropole du Grand Paris (131 communes, plus de 6 millions d’habitants) qui a été créée – de toutes pièces – le 1er janvier 2016. Il est important de faire le point après un an de fonctionnement. C’est ce qu’a fait son président Patrick OLLIER, le lundi 23 janvier 2017, à l’occasion des premiers vœux organisés dans les locaux de son siège, 15 avenue Pierre-Mendès-France, à Paris, dans le 13e.

Lire la suite : http://portes-essonne-environnement.fr/mgp-la-dynamique-de-la-metropole-du-grand-paris-cree-une-nouvelle-competition-entre-les-communes/

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°232, lundi 23 janvier 2017

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Savigny-sur-Orge. Enquête publique sur l’aménagement pour les voyageurs de la gare routière train / bus passage Séverine

Quelle est la méthode à suivre pour construire un avis pour le registre d’enquête ?

TERRITOIRES ET DÉMOCRATIE NUMÉRIQUE LOCALE

Les enquêtes publiques concernent des aménagements publics qui modifient la vie des habitants, des riverains, des usagers, des travailleurs…, que ce soit d’une commune ou d’un quartier. Durant la durée de l’enquête le dossier est consultable, toute question peut être posée et toute observation peut être faite dans un registre et par courrier, le commissaire enquêteur effectue une permanence en Mairie. Il répond aux questions posées et, dans un délai d’un mois après la clôture, il remet un rapport public qui comporte son avis (favorable, favorable avec réserves, défavorable).
Ce sont des moments particulièrement importants de la démocratie locale car ce sont les seuls ou les citoyens ont connaissance de projets avant que ceux-ci soient réalisés, tout du moins en principe.
Chaque citoyen, après avoir vérifié la conformité de la procédure suivie (objet, délais, publicité…) et l’intelligibilité des documents présentés, est en mesure d’examiner en connaissance de cause, à partir de l’état existant, les avantages et les inconvénients du projet présenté.

Réaménagement de la gare routière RER C / Bus de Savigny-sur-Orge
14 juillet 2016
©  Photo CAD / BM 2016

L’intitulé de la présente enquête est le suivant : « Enquête publique relative au projet de classement dans le domaine public communal du passage Séverine) (1). Elle a fait l’objet d’une délibération du conseil municipal en date du 17 novembre 2016 (2). Ensuite le maire à désigné par arrêté un commissaire-enquêteur.

  • Le présent aménagement est important puisque son montant s’élève à 1 000 000 € (1 million d’euros). Il est conduit par l’établissement public territorial (EPT) dont la commune est membre.
  • Les photos figurant au dossier sont des photos provenant de Google. Il est surprenant que l’EPT n’ait pas été en mesure d’effectuer des prises de vues originales et ait recours à Google.
  • Les photos réalisées par Google ne présentent pas un état au jour de l’ouverture de l’enquête publique (c’est-à-dire en novembre/décembre 2016, date de constitution du dossier), mais un état antérieur (mai 2016).
  • Entre mai 2016 et novembre/décembre 2016,  les travaux ont été effectués et réalisés, c’est-à-dire avant l’ouverture de l’enquête publique, ce qui rend le site méconnaissable.
  • Les plans comportent pour une partie du talus sur lequel se trouvent les quatre vois SNCF / RECR C des pointillés avec la mention « mur de soutènement » qui empiète sur le terrain de la Gare routière. Est-il propriété de la SNCF ou de la commune ?
  • Il est écrit que la nouvelle Gare routière permet un accès direct aux quais des train SNCF / RERC C. C’est inexact : il n’y en a pas d’accès direct, puisque les voyageurs utilisant les bus pour aller ou revenir de la gare SNCF / RER C sont obligés de traverser la rue Joliot-Curie qui est ouverte à la circulation. Il ne s’agit en aucun cas d’un accès direct sécurisé. Aux heures de pointe, le matin et le soir, la rue Joliot-Curie est empruntée par de très nombreux véhicules, ce qui constitue un facteur de danger.
  • Il y a un décalage entre l’objet de l’enquête (« Classement dans le domaine privé de la commune ») et le contenu du dossier qui modifie les règles de circulation rue de la Martinière et rue du Mail. Une question de forme revient à faire avaliser le fond du dossier, à savoir les aménagements de voirie et la réglementation de la circulation. Or ceux-ci n’ont pas fait l’objet de concertation au préalable.
  • Le stop de la rue de la Martinière a été déplacé (en septembre 2016) et les plans mentionnent la pose de trois feux tricolores (1 Passage Séverine et 2 Rue du Mail). En fonction de quel plan de circulation ces modifications sont-elles proposées ? Comment la sécurité des voyageurs passant du bus au train, et du train au bus, est t-elle assurée ? Quelles mesures sont prises pour l’accessibilité des personnes à mobilité réduite ?
  • Le quartier de la place Davout, avec la Gare SNCF RER C, son parking automobile souterrain, ses quatre lignes de bus, son Lycée Jean-Baptiste Corot, son marché (mardi, vendredi, dimanche), est très fréquenté aux heures de pointe, le matin et le soir. L’aménagement de la Gare routière pour les terminus de deux lignes de bus vient modifier les conditions de circulation. Afin d’éviter les encombrements de la circulation automobile, il est indispensable de disposer préalablement d’un comptage actuel de la circulation.

RÉFÉRENCES

1. COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, « Organisation d’une enquête publique du 2 au 16 janvier 2017. Classement du passage Séverine dans le domaine public communal », http://www.savigny.org/spip.php?article2340

2. COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Délibération du Conseil municipal n°15/364. « Urbanisme. Classement dans le domaine public du Passage Séverine. Mise à l’enquête publique », Séance du 17 novembre 2016.

3. COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Arrêté portant désignation d’un commissaire enquêteur, 9 décembre 2016.

DOCUMENT n°1

Organisation d’une enquête publique du 2 au 16 janvier 2017.
Classement du passage
Séverine dans le domaine public communal
« Afin de procéder à l’inscription de parcelles à usage public du domaine privé au domaine public de la Ville de Savigny-sur-Orge et de permettre, par l’Établissement public Grand Orly Seine Bièvre, la réalisation d’un local à destination des chauffeurs des lignes de bus appelées à servir la future gare routière, une enquête publique se déroulera du 2 janvier 2017 au 16 janvier 2017 inclus. Monsieur Jean-Marie CHIMCHIRIAN, Géomètre-Expert, expert auprès de la Cour d’appel de Paris, a été désigné Commissaire enquêteur par Monsieur le Maire pour veiller au bon déroulement de cette procédure.
L’enquête se déroulera dans les locaux des services techniques municipaux, au 3 avenue du Garigliano à Savigny-sur-Orge. Durant les 15 jours d’enquête, le dossier pourra être consulté par le public aux horaires suivants : lundi 8h30-12h et 13h30-18h ; mardi 13h30-18h ; mercredi 8h30-11h45 ; jeudi 8h30-12h ; vendredi 8h30-12h et 13h30-18h ; samedi 8h30-11h45 (sauf vacances scolaires).
Les participants intéressés auront la possibilité de rencontrer Monsieur Chimchirian, à cette même adresse le mardi 10 janvier de 13H30 à 17h45. Enfin, des observations pourront également être adressées au Commissaire enquêteur par correspondance, tout au long de l’enquête, via l’adresse : Mairie de Savigny-sur- Orge – 48 avenue Charles de Gaulle 91600 Savigny-sur-Orge »
COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, « Organisation d’une enquête publique du 2 au 16 janvier 2017. Classement du passage Séverine dans le domaine public communal », http://www.savigny.org/spip.php?article2340

DOCUMENT n°2

ASSOCIATION CAD
OBSERVATIONS SUR L’ENQUÊTE PUBLIQUE
CONCERNANT L’AMÉNAGEMENT DE LA GARE ROUTIÈRE TRAIN / BUS PASSAGE SÉVERINE
A SAVIGNY-SUR-ORGE

Du lundi 2 janvier au lundi 16 janvier 2017
1. LE VÉRITABLE OBJET DE L’ENQUÊTE N’EST PAS CELUI QUI EST AVANCÉ. Il y a un décalage entre l’objet de l’enquête (« Classement dans le domaine privé de la commune ») et le contenu du dossier qui modifie les conditions d’accès des usagers de la SNCF / RER C, les règles de circulation des piétons et des véhicules automobiles rue de la Martinière et rue du Mail.
Ce qui est présenté comme une question de forme mineure revient à faire avaliser le fond du dossier, à savoir les aménagements de voirie et la réglementation de la circulation, de sécurité des usagers. Or ces questions n’ont fait l’objet d’aucune concertation au préalable.
La preuve de cette incertitude sur l’objet de l’enquête (1. Transfert de propriété des parcelles AC 76 et AC 358 + 2. Profond réaménagement urbain) est apportée par le panneau qui a été posé Place Davout. Il est clairement annoncé que l’EPT Grand-Orly Val-de-Bièvre Seine-Amont « Réaménage la gare routière ».
2. LES PHOTOS DU DOSSIER PROVIENNENT DE GOOGLE. Les photos figurant au dossier sont des photos provenant de Google. Il est surprenant que l’Établissement Public Territorial (EPT 12) n’ait pas été en mesure d’effectuer des prises de vues originales et ait recours à Google.
3. LES PHOTOS DU DOSSIER DATENT DE PLUS DE TROIS ANS. Les photos publiées par Google ont été réalisées en juin 2013. Elles ne présentent pas un état au jour de l’ouverture de l’enquête publique (c’est-à-dire en novembre/décembre 2016, date de constitution du dossier).
Entre mai 2016 et novembre/décembre 2016, avant toute enquête, les travaux ont été effectués et réalisés.
4. INCERTITUDE SUR LA PROPRIÉTÉ FONCIÈRE DU TALUS DES VOIES SNCF. Les plans portent sur une partie du talus sur lequel se trouvent les quatre voies SNCF / RER C des pointillés avec la mention « mur de soutènement » qui empiète sur le terrain de la Gare routière. Est-il propriété de la SNCF ou de la commune ? Le dossier est imprécis et ne permet pas de répondre à cette question.
5. IL N’Y A PAS D’ACCÈS « DIRECT » À LA GARE. Il est écrit dans le dossier que la nouvelle Gare routière permet un accès direct aux quais des train SNCF / RERC C. C’est inexact : il n’y a pas d’accès direct, puisque les voyageurs utilisant les bus pour aller ou revenir de la gare SNCF / RER C sont obligés de traverser la rue Joliot-Curie qui est ouverte à la circulation. Il ne s’agit en aucun cas d’un accès direct sécurisé. Aux heures de pointe, le matin et le soir, la rue Joliot-Curie est empruntée par de très nombreux véhicules, ce qui constitue un facteur de danger.
6. LA SIGNALISATION ROUTIÈRE EST PROFONDÉMENT MODIFIÉE. Le stop de la rue de la Martinière a été déplacé (en septembre 2016) et les plans mentionnent la pose de trois feux tricolores (1 feu Passage Séverine et 2 feux Rue du Mail). En fonction de quel plan de circulation ces modifications sont-elles proposées ?
  • Comment la sécurité des voyageurs passant du bus au train, et du train au bus, est elle assurée ? Par quelle décision le plan de ce quartier de la ville a t-il été modifié ?
  • Quelles mesures sont prises pour l’accessibilité des personnes à mobilité réduite ?
7. AUCUN PLAN DE CIRCULATION N’A ÉTÉ EFFECTUÉ. Le quartier de la place Davout, avec la Gare SNCF RER C, son parking automobile souterrain, ses quatre lignes de bus, son Lycée Jean-Baptiste Corot, son marché (mardi, vendredi, dimanche), est très fréquenté aux heures de pointe, le matin et le soir. L’aménagement de la Gare routière pour les terminus de deux lignes de bus vient modifier les conditions de circulation. Afin d’éviter les encombrements de la circulation automobile, il est indispensable de disposer d’un comptage actuel de la circulation et d’une projection de la circulation prévue.
8. AVIS
Pour ces raisons, au vu du dossier présenté, nous formulons un avis défavorable sur la présente enquête, sur le classement proposé, et sur les aménagements qui en découlent.
Culture Arts Découverte (CAD)
Association loi de 1901
18, rue de la Tourelle, 91600 SAVIGNY SUR ORGE
Articles en ligne sur le site http://www.savigny-avenir.info
01 69 05 20 54
contact@mieuxaborderlavenir.fr
Fait à Savigny-sur-Orge, le 16 janvier 2016
Le Président,
Bernard MÉRIGOT
Article consultable en ligne :
Savigny-sur-Orge. Enquête publique sur l’aménagement pour les voyageurs de la gare routière train / bus passage Séverine
Posted on 10 janvier 2017 by Bernard MÉRIGOT Quelle est la méthode à suivre pour construire un avis pour le registre d’enquête ? TERRITOIRES ET DÉMOCRATIE NUMÉRIQUE LOCALE Les enquêtes publiques concernent des aménagements publics qui modifient la vie des habitants, des riverains, des usagers, des travailleurs… Continue reading → Posted in Accessibilité des personnes à mobilité réduite, Enquête publique, Gare routière Train / Bus, Sécurité des piétons, Transports en commun |
http://www.savigny-avenir.fr/2017/01/10/savigny-sur-orge-enquete-publique-sur-lamenagement-pour-les-voyageurs-de-la-gare-routiere-train-bus-passage-severine/
Aménagement de la gare train / Bus Passage Séverine à Savigny-sur-Orge (Essonne)
Extrait du Registre d’enquête publique,  journée du lundi 16 janvier 2017
©  Photo CAD / BM 2017

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L’histoire et les sciences sociales sont-elles de fausses sciences ? (Patrick Boucheron)

LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°230, lundi 9 janvier 2017

LE MONDE PARADOXAL
DE LA « POST-VÉRITÉ » HISTORIQUE

« Nous sommes dans un moment paradoxal où l’histoire est convoquée comme science auxiliaire d’un discours idéologique, ce qui la transforme en fausse science ». (1) L’historien Patrick BOUCHERON, constate aujourd’hui une tendance générale à ce qu’il appelle la « post-vérité » (Post-truth en anglais). Il la défini non pas comme un mensonge, mais comme « une indifférence apportée au réel ». Il prend comme exemples les chiffres concernant l’immigration ou le réchauffement climatique : chaque fois l’histoire, et les historiens, se trouvent prise en otages par le discours politique, subissant des pratiques idéologiques fondées sur une discrimination entre les faits, les documents et leur utilisation.

Le paradoxe du regard sur la post-vérité historique
Affiche déchirée, Station Denfert-Rochereau du Métro , Paris15 janvier 2017
©  Photo CAD / BM 2017

Les pratiques de post-vérité sont générales. « Cela ne vient pas que de la droite. Une partie de la gauche et même de la gauche radicale se perd dans cette pratique d’une histoire qui exalte et simplifie, au mépris de la complexité du réel : ce n’est pas le même tri que celui fait par la droite, mais c’est tout de même un tri ».

Aucune pensée ne saurait être étrangère au monde. Comme l’écrit Patrick SAVIDAN, « la certitude est un repos que l’intelligence ne doit jamais connaître ». (2) La critique de la certitude ne sonne pas le glas de la vérité : elle en rappelle l’exigence. Il fait référence à l’œuvre du philosophe pragmatiste John DEWEY (1859 – 1952) qui n’a au de cesse, toute sa vie durant, de dénoncer les séductions multiformes du sentiment de certitude qui s’exercent sur les individus. (3) Sa leçon est claire. Elle n’est ni simple à entendre, ni aisée à mettre en œuvre : la certitude n’est pas à concevoir comme l’horizon terminal de la pensée ; elle est un fardeau, un risque permanent, une tentation dont il lui faut se méfier.

L’HISTOIRE EST UN
« SAVOIR CRITIQUE SUR LE MONDE »

Les pratiques qui consistent à utiliser l’histoire dans des batailles idéologiques, se renforcent et s’intensifient durant les périodes électorales.

« L’histoire n’est pas un art d’acclamation ou de détestation mais un savoir critique sur le monde. Or, cette évidence que l’on croyait acquise rencontre tant d’adversaires aujourd’hui qu’il est bon de la défendre à nouveau. Il a été surprenant de voir resurgir intactes des questions qui nous semblaient réglées depuis longtemps. »

« On ne peut plus se contenter aujourd’hui d’opposer à des récits simplificateurs et mensongers le démenti de la déconstruction des discours, sur l’air lassant du « c’était plus compliqué que cela ». Mais à partir de cette pensée critique qui est notre seule méthode, qu’il convient de relancer un récit qui soit également entraînant tout en étant scientifiquement rigoureux. »

« Si l’on travaille sur la vague actuelle de terrorisme islamiste, on peut légitimement se poser la question de savoir s’il trouve son point de départ dans les années 1990 avec le GIA et les conséquences de la guerre civile algérienne. Mais si l’on croit pouvoir le faire remonter au temps des croisades et de la secte des « assassins » dans la Syrie du XIIIe siècle, on tombe dans le piège idéologique commun à tous les fondamentalismes identitaires qui exaltent l’origine pour nier l’histoire. Les origines de la France, ce n’est pas Clovis, ni saint Louis. Une des manières de déjouer le piège est de dire : dans les frontières de la France, quelle est la plus ancienne attestation archéologique de présence humaine ? Il semble que ce soit la grotte Chauvet. On commence donc avec la préhistoire. » (4)

RÉFÉRENCES

1. BOUCHERON Patrick, « Il faut réinventer une manière de mener la bataille d’idées », L’Humanité Dimanche, 5 janvier 2017. Entretien réalisé par Stéphane Sahuc et Lucie Fougeron.
BOUCHERON Patrick
(sous la direction de), Histoire mondiale de la France, Éditions du Seuil, 2017, 798 pages.

2. SAVIDAN Patrick, « Pragmatisme et post-vérité », raison publique, 30 novembre 2016. http://www.raison-publique.fr/article838.html

3. DEWEY John, La Quête de certitude (1929), Paris, Gallimard, 2014. Traduction de Patrick Savidan.

4. BOUCHERON Patrick, « Il faut réinventer une manière de mener la bataille d’idées », L’Humanité Dimanche, 5 janvier 2017. Entretien réalisé par Stéphane Sahuc et Lucie Fougeron.

Sur l’actualité récente de la post-vérité, on lira :

ENGEL Pascal, « Trump ne demande pas qu’on croie ce qu’il dit, mais qu’on croie en lui », Le Monde, 17 novembre 2016.
LAUGIER Sandra,
« Trump abaisse le débat jusqu’en France », Libération, 25 novembre 2016, p. 25.
CÉFAÏ Daniel et FREGA,
« « Les philosophes pragmatistes ne sont ni des adeptes de Trump ni de la post-vérité », Le Monde, 29 novembre 2016.

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°230, lundi 9 janvier 2017

Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2017

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